Mamadou Yakham Keita soutient que le Sénégal n’a pas à se précipiter pour rendre son trophée acquis sur le terrain. Il admet je pas écouter de la maîtrise parfaite du droit du sport par les conseils de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF).
« Mais il est parfois utile de rappeler, pour l’opinion, que le droit n’est pas seulement une affaire de vérité, mais aussi de timing », a-t-il dit sur sa page Facebook.
A l’en croire, c’est d’autant plus important que j’ai lu, comme beaucoup, des interrogations du type : « Le président de la Fédération sénégalaise de football s’apprête-t-il à remettre la coupe au Maroc ? »
« Non. Et juridiquement, cela ne peut pas être posé en ces termes à ce stade », précise-t-il. Selon lui, il y a un point de droit simple, mais décisif : l’effet suspensif devant le TAS.
« En vertu des articles R37 et R48 du Code du TAS, la Fédération sénégalaise de football peut solliciter, la suspension de l’exécution de la décision contestée », a-t-il conseillé.
D’après lui, cette demande est jugée en urgence, avant que le TAS ne se prononce sur le fond du litige. Elle permet de maintenir le statu quo en attendant la décision finale. « C’est ce qu’on appellerait, dans notre jargon de droit administratif francophone,
le sursis à exécution », suggère M. Keita.
Mamadou Yakham Keita avoue que c’est fondamental car en matière sportive, le temps est un acteur à part entière :
• Un titre retiré, puis éventuellement rétabli, ne répare jamais totalement le préjudice.
• Une décision exécutée crée un fait accompli.
• Une communication officielle fige durablement l’opinion publique.
« Alors avec le sursis tant que le TAS n’a pas tranché, le terrain garde sa vérité », a martelé M. Keita.
