Un guide d’enquête de l’UNFPA mis à la disposition des institutions nationales des droits de l’homme

Le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) a mis à la disposition des institutions nationales des droits de l’homme un guide d’enquête et de rédaction de rapports, lequel a fait l’objet d’une rencontre de partage, mardi, à Dakar.

La tenue de cette session s’inscrit dans cette dynamique de renforcement des capacités de la Commission nationale des droits de l’homme du Sénégal (CNDH) et des autres parties prenantes, selon Amsatou Sow Sidibé.

Ce guide est “un outil stratégique pour appuyer nos institutions dans la réalisation d’enquêtes et la rédaction de rapports parallèles pour une meilleure visibilité de la situation des droits humains au Sénégal […]”, a expliqué la présidente du CNDH.

Il devrait aussi permettre “un suivi rigoureux des recommandations” du Comité des droits de l’enfant (CDE), du Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant (CAEDBE) et de l’Examen périodique universel (EPU), a-t-elle ajouté en marge de cet atelier d’échange et de partage prévu pour trois jours.

“Ce moment marque le renforcement de la coopération pour la mise en œuvre des recommandations des mécanismes d’évaluation des droits de l’homme”, a dit Mme Sidibé.

Les institutions nationales des droits de l’homme, comme la Commission nationale des droits de l’Homme du Sénégal, jouent un rôle “essentiel” dans le suivi de la mise en œuvre des recommandations issues des mécanismes internationaux et régionaux tels que l’EPU, le CDE, le CAEDBE, a-t-elle indiqué.

Ces mécanismes, a poursuivi Amsatou Sow Sidibé, sont des “cadres de redevabilité” pour les États qui rendent compte de leurs engagements.

Le rôle de la CNDH est de veiller à ce que les engagements pris par le Sénégal se traduisent en actions “concrètes et durables” au bénéfice des populations, a-t-elle souligné, en relevant que “l’enjeu des droits sexuels et reproductifs et des pratiques néfastes est de taille”.

Malgré des “avancées notables” au Sénégal, notamment avec l’adoption de la loi criminalisant le viol et la pédophilie en 2020, de la loi sur la santé de la reproduction en 2015 ou encore du Plan d’action national pour l’abandon des mutilations génitales féminines (2021-2026), “les défis demeurent réels”, a-t-elle reconnu.

Pour étayer ses propos, la présidente de la CNDH a indiqué que les pesanteurs socioculturelles continuent de “freiner l’application effective des lois et de compromettre la jouissance pleine et entière des droits des femmes et des filles”.

Aussi a-t-elle plaidé pour une vulgarisation “accrue” des lois auprès des communautés locales, un renforcement des capacités des acteurs à tous les niveaux et une synergie nationale de suivi des recommandations issues des mécanismes internationaux et régionaux, pour garantir des changements “tangibles” sur le terrain.

APS

0 0 votes
Évaluation de l'article
guest

0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

Partager sur:

Articles récents

496c2
f8f60c75-af98-450c-8ee9-19ff9988587e
1001339332
AP25139018693113
20250607_235926
e5970156a00d3835755835f4b22fa4b71172dcea
Mouhamad Al Amine Lo ministre chargé du suivi, de l'évaluation des projets
1b9efa_c7d9188c5d1e44c6a1fde2ea424e36c2mv2
Découvrir

Dans la même rubrique

496c2
Foot CAN 2025: le Sénégal s'impose sur le score de 1-0 face au Maroc après prolongations et remporte son 2e titre de champion
En savoir +
f8f60c75-af98-450c-8ee9-19ff9988587e
Football : effervescence à Dakar avant lafinale de la Can entre le Sénégal et le Maroc
En savoir +
1001339332
CAN-2025 : le Maroc retient son souffle avant la finale contre le Sénégal
En savoir +
AP25139018693113
Les Portugais élisent leur président : l'extrême droite attendue au second tour
En savoir +
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x