Environ 300 migrants évacués à Paris

Environ 300 personnes migrantes ont été évacuées mercredi matin des campements où elles dormaient entre les stations de métro Jaurès, Stalingrad et Porte de la Chapelle à Paris, a constaté sur place une journaliste de l’AFP, ce qu’a confirmé en fin de journée une source policière.

Trois cars à destination de Bourges, Besançon et Toulouse avaient été mobilisés pour transporter les volontaires vers des hébergements temporaires. L’évacuation s’est déroulée dans le calme en présence d’un important dispositif policier et d’agents de la préfecture d’Ile-de-France et de la Ville de Paris. « Environ 300 personnes, issues majoritairement d’Afghanistan et de la corne africaine, ont été recensées », a indiqué une source policière à l’AFP.

Quelque 221 migrants ont été pris en charge, à destination de la province ou de l’Ile-de-France et 50 personnes, qui ont refusé toute assistance, ont été évincées, selon cette source. Des occupants du campement étaient déjà partis avant le début de l’opération, refusant de quitter Paris, alors que plusieurs personnes, dont des familles, sont venues d’autres lieux dans l’espoir d’être relogées.

C’est le cas de May, 33 ans, qui n’a pas souhaité donner son nom. Cette Soudanaise en situation régulière dort depuis deux semaines dans l’aéroport Charles-de-Gaulle avec sa fille de 11 ans. « On doit rester à Paris parce que ma fille va à l’école, et moi je cherche du travail », a expliqué cette réfugiée à l’AFP.

Les sans-abri, majoritairement des jeunes hommes et quelques familles, ont attendu plusieurs heures, orientés par des membres des associations Médecins du Monde, Utopia 56 et France Terre d’Asile. Trois bus supplémentaires avaient été mobilisés pour transporter vers des hébergements en Ile-de-France les personnes munies d’un contrat de travail dans la région.

Ali, un Afghan de 23 ans en situation régulière vivant sur le campement depuis un mois, espère monter dans un de ces bus : « Je peux pas quitter Paris, j’ai un travail ici », a-t-il expliqué. Malgré son emploi de gardien, ses démarches pour trouver un logement n’aboutissent pas : « J’ai vraiment besoin d’un logement, c’est pas possible de vivre comme ça », s’est-il indigné.

À midi, des tentes s’étaient déjà réinstallées Porte de la Chapelle, a constaté Médecins du Monde. « On estime que 150 personnes sont restées sans solution », a précisé Paul Alauzy porte-parole de l’association. « On est proche de la 500e opération similaire depuis 2015, et ça ne fonctionne pas. Il y a des campements ici depuis 2022. Les gens continuent à vivre dans des conditions indignes », a-t-il regretté.

0 0 votes
Évaluation de l'article
guest

0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

Partager sur:

Articles récents

FB_IMG_1712418390727-1068x1149
92878332-65017220
Donald-Trump-2224415978
IMG-20251204-WA0152
Le soutien du modèle économique de la presse publique
senegal_opv-2_niani_2023-08-31_lorient_pl-4561ctrcnrfdom
COJOJ
Mouhamad Al Amine Lo ministre chargé du suivi, de l'évaluation des projets
Découvrir

Dans la même rubrique

FB_IMG_1712418390727-1068x1149
Télécommunications: Alioune Sall annonce le déploiement d’antennes satellitaires pour connecter un million de Sénégalais à Internet
En savoir +
92878332-65017220
Pape Djibril Fall déplore l’insuffisance des moyens alloués au secteur public de l’information
En savoir +
Donald-Trump-2224415978
Foot : Donald Trump, heureux élu pour le prix de la Paix de la FIFA au tirage au sort de la Coupe du Monde 2026
En savoir +
IMG-20251204-WA0152
Émigration irrégulière : l'Espagne renforce la lutte de la police et de la gendarmerie en équipements
En savoir +
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x