Le ministre de l’hydraulique et de l’assainissement s’était rendu vendredi 4 juillet dans les régions de Kaolack et Kaffrine dans le cadre du suivi de l’état d’avancement des projets majeurs d’hydraulique et d’assainissement, ainsi que de l’évaluation des dispositifs mis en place pour faire face aux eaux pluviales.
À Kaolack, Cheikh Tidiane Dièye a d’abord présidé la cérémonie de réception des équipements destinés au barrage hydroélectrique de Sambangalou, un projet stratégique porté par l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Gambie (OMVG). Il est hautement symbolique que ce soit à Kaolack, ville où l’OMVG a été créée en 1978, que nous réceptionnions aujourd’hui ces équipements pour le premier grand projet de l’organisation. « Ce moment illustre l’histoire et l’importance de cette ville dans les initiatives de coopération sous-régionale et l’engagement du Sénégal à promouvoir des solutions durables au service des populations », a-t-il dit sur son compte Facebook.
Parmi ces équipements, figurent des éléments essentiels tels que le stator et le rotor, composants centraux d’une centrale hydroélectrique. Ensemble, ils transforment l’énergie mécanique de l’eau en énergie électrique : l’eau, en faisant tourner le rotor fixé à une turbine, permet, par le champ magnétique entre le rotor et le stator, de générer l’électricité qui alimentera des milliers de foyers. « C’est une étape clé vers la souveraineté énergétique de notre pays et de la sous-région », a encore déclaré M. Dièye.
Le ministre de l’Hydraulique a également visité plusieurs sites stratégiques liés à la lutte contre les inondations dans la région de Kaolack, notamment la bande d’Azouou, le bassin de Sam et deux autres bassins en cours de réalisation dans les zones nord et sud de la commune. « Je tiens à saluer et féliciter le Génie militaire pour l’excellent travail abattu sur ces chantiers. Leur expertise et leur engagement renforcent l’efficacité des interventions et traduisent l’esprit de mobilisation nationale pour la protection des populations », a-t-il apprécié.
À Kaffrine, Cheikh Tidiane Dièye a procédé à une évaluation des principaux points critiques, afin d’accélérer les interventions en cours :
• À Diamaguène Centre (École 5), des travaux sont en cours pour raccorder la station de pompage au réseau électrique et mettre en service deux pompes d’une capacité de 1 000 m³/h chacune. La mise en service est prévue pour le 15 juillet 2025.
• Au bassin exutoire de Ganda, des aménagements sont en cours pour renforcer sa capacité de rétention et limiter les débordements. Ces travaux doivent être achevés d’ici le 30 juillet 2025.
• Au bassin exutoire de la Cité Millionnaire, des interventions sont en cours pour améliorer le drainage des eaux provenant notamment du marché central, avec une livraison prévue pour le 30 juillet 2025.
Cette visite a été clôturée par une audience auprès du Khalife général de Médina Baye. « Je lui ai exposé la vision et la volonté du gouvernement de rester aux côtés des populations afin d’apporter des solutions durables à leurs préoccupations. Le Khalife, sensible à cette démarche, a formulé des prières pour la paix, le développement du Sénégal et la réussite des projets entrepris », a fait remarrquer le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement.
M. Dièye s’est dit très satisfait du niveau d’exécution des travaux en cours et a insisté auprès des équipes techniques sur la nécessité de respecter les délais et de maintenir un haut niveau de rigueur et d’efficacité. « Ces projets traduisent l’engagement du gouvernement à adopter une approche synergique entre l’État, les collectivités territoriales, les directions techniques et les populations », a-t-il précisé. Même si pour lui, « cette dynamique collaborative favorise une approche « nexus » qui prend en compte les multiples enjeux liés à l’eau, à l’assainissement et à l’aménagement du territoire pour un développement harmonieux et durable ».
Pendant que le ministre et ses collaborateurs visitaient des sites à Kaolack, sous une pluie battante, Cheikh Tidiane Dieye dit apprendre également que les ouvrages ont bien joué leur rôle dans des villes ayant reçu d’importantes quantités de pluie, comme Keur Massar, Touba, Thiès, etc. « Il est encourageant de le constater. Mais, dans un contexte de changement climatique et face à l’imprévisibilité de la nature, nous continuerons à travailler avec rigueur, diligence, efficacité, mais aussi avec une grande humilité. Nous faisons tout ce qui est humainement possible », souligne M. Dièye.
Cependant, à l’en croire, le risque zéro inondation n’existe pas. « C’est pourquoi nous devons rester alertes et vigilants tout au long de l’hivernage », admet-il.