Le Conseil national de Pastef réuni au congrès ordinaire de samedi 06 juin au Cicad de Diamniadio a élu Ousmane Sonko, président pour une durée de six ans. Les délégués qui se sont penchés sur la vie de leur organisation, ont jeté leur confiance sur celui qui incarne le Projet. Un leader très constant dans la démarche du Pastef qui a remporté les élections en 2024.
C’est donc un nouveau départ pour celui qui converge à l’unanimité les Sénéglais et les sympathisants pour la marche de ce pays. Ousmane Sonko a été élu selon les procès verbaux à 598 sur 598, sauf qu’au niveau diaspora où 36 pv sont parvenus et favorables à Pros sur les 45 attendus. Il n’y a pas vote blanc. Donc, Ousmane Sonko obtient 100% de l’électorat du Pastef.
Après lancé l’élection de Bassirou Diomaye Faye, lui-même s’était battu pour le choix des députés à l’Assemblée nationale. Le premier congrès ordinaire entend propulser une nouvelle ère pour les patriotes conscients de l’avenir de leur nation. A travers ce consensus, le Pastef affiche son unité et sa détermination à relever les défis politiques à venir, dans le respect de ses valeurs fondatrices et de ses ambitions pour le Sénégal.
Après la proclamation des résultats par la Haute Autorité pour les élections, Ousmane Sonko a prêté serment de remplir fidèlement à la mission qui lui a été confiée. Il faut dire que cette élection unanime est perçue comme un signal fort de coéhsion interne et de contunuité au sein de la formation politique.
Ainsi pour Ousmane Sonko qui a pris la parole, il a salué une étape importante de consolidation politique, marquée par la transformation du mouvement en force idéologique structurée. Le leader de Pastef a invité ses partenaires à organiser durablement la souveraineté et à bâtir un Etat au service du peuple, dans une dynamique de rupture et de refondation nationale. A l’en croire, « le Pastef-Les Patriotes n’est pas seulement une force électorale, il une force de pensée, d’organisation et de transformation ». Selon lui, « les rapports, thèses et contributions produits durant ce congrès montrent que nous sommes aussi une force idéologique capable de de structurer un projet politique profond pour le Sénégal ». M. Sonko déclare que c’est tout un parti vivant qui s’est donné rendez-vous à Diamniadio pour réfléchir, débattre et préparer l’avenir. « Le Sénégal attend de nous des résultats, l’Afrique ttend un exemple et le monde attend notre contribution », a-t-il dit, soulignant tout de même « restons debout, restons cohérents, restons dignes de ce peuple immense ». D’où rassure-t-il: « organisons la souveraineté, transformons l’Etat et servons le peuple ».
Le Pastef a traversé des moments difficiles durant ces dernières années avant son accession au pouvoir. « Nous avons connu les humiliations, les arrestations, les prisons, les campagnes de diffamation, la dissolution admiistrative et les restrictions d’Internet. Nous avons vu des jeunes tomber sous les balles, malgré tout cela, le Pastef n’a pas disparu », a-t-il énuméré.
Ousmane Sonko estime qu »une révoltion peut-être absorbée ou détournée, si elle ne se dote pas d’une doctrine claire et d’une organisation capable d’inscrire le changement dans la durée. C’est pourquoi, affirme-t-il, ce Congrès est historique. Il marque le passage du mouvement de rupture au parti de transformation. « Notre matrice idéologique est une panafricanisme souverainiste de transformation démocratique. Nous refusons à la fois le réformisme tiède qui entretient les dépendances et nous refusons également le volontarisme autoritaire qui prétend parler au nom du peuple », a-t-il rappelé.
Le chef de file de Pastef-Les Patriotes soutient que la souveraineté exige un Etat stratège, à savoir une économie productive, une administration efficace, une lutte implaccable contre la corruption, une jeune formée et mobilisée, des femmes au coeur de la transformation et une bataille culturelle pour décoloniser les imaginaires. « Nous ne sommes pas réunis pour célébrer une victoire électorale comme une fin, mais parce qu’une brèche s’est ouverte », avise-t-il.
Ousmane Sonko admet que « cette confiance n’est ni un privilège, ni un honneur personnel; elle est une charge, responsabilité et une exigence de fidélité envers notre peuple, nos militants, nos martyrs et notre option panafricaniste ». Il a souligné que la révolution prônée est guettée un peu partout à travers le monde. Mais il rassure qu’avec un peuple debout, les défis seront surmontés. Pourtant, il a fait savoir que le Sénégal ne souffrait pas seulement d’erreurs de gouvernance, mais d’un système de dépendance profondément enraciné. « L’indépendance politique peut survivre à la dépendance réelle lorsque les structures de domination restent intacts », a-t-il souligné.
Toutefois, dimanche, Ousmane Sonko donne rendez-vous aux militants à Dakar Arena pour son investiture à la présidentielle de 2029.
