Les dirigeants de l’ex-parti néonazi grec Aube dorée, dont son fondateur et un ancien député européen, ont été condamnés mercredi à 13 ans de prison par une cour d’appel d’Athènes pour notamment le meurtre d’un rappeur, à l’issue d’une procédure fleuve.
Certains, parmi lesquels M. Lagos, sont sous les verrous après leur condamnation en 2020 en première instance à l’issue déjà d’un long procès de cinq ans. Parmi les crimes imputés à cette formation, qui compta des députés du parlement grec au plus fort de la crise financière, figurent le passage à tabac de pêcheurs égyptiens en 2012 et le meurtre du rappeur antifasciste Pavlos Fyssas en 2013.
Son auteur, Giorgos Roupakias a été reconnu coupable d’assassinat et condamné à la perpétuité. Quarante-deux cadres d’Aube dorée au total étaient jugés en appel. L’assassinat de Pavlos Fyssas, avait provoqué une onde de choc dans une Grèce alors en pleine crise financière.
En première instance, les principaux dirigeants d’Aube dorée, dont M. Michaloliakos, avaient été condamnés à treize ans et demi de prison pour meurtre, agressions et possession illégale d’armes. Les cadres d’Aube dorée ont toujours nié leur implication dans des attaques menées, selon eux, par des « escouades d’assaut » du groupe.
Mais la procureure Kyriaki Stefanatou avait assuré que Nikos Michaloliakos exerçait « un contrôle total et avait pleinement connaissance de ce qui se passait » au sein de la formation, notamment de ses actions violentes. Elle avait qualifié la formation de « véritable enfant de l’idéologie nazie ». Nikos Michaloliakos, un mathématicien négationniste de 68 ans, avait bénéficié l’an dernier d’une libération conditionnelle pour raison de santé.
