L’Affaire des homosexuels n’en finit pas de faire de nouvelles révélations et de faire jaser au sein de la société sénégalaise. L’arrestation de Ibrahima Magib Seck a encore confirmé ce que les enquêteurs cherchaient à en découvrir. Car sur le watshapp du fils de Saer Seck, la gendarmerie de Keur Massar en collaboration avec celle de Saly a découvert des messages et vidéos illustrant leurs activités. Et le mis en cause a avoué que Pape Cheikh Diallo, célèbre animateur de radio et télévision, était son « Baraan » qui signifie son copain.
Ainsi son arrestation est suivie de d’autres interpellations d’un ressortissant français à Saly, zone de prédilection du groupe de Ibrahima Magib Seck.
Mais il faut dire que le réseau est très large sur ce que l’on peut imaginer. Même sur les 14 personnes arrestations, 12 étaient reconnus séropositives. Et connaissant leur statut sanitaire, ces individus ont transmis de manière volontaire le VIH à d’autres personnes dans le cadre de leurs activités sexuelles.
En effet, le quotidien « Libération », dans son édition du mardi 17 février, souligne que M. Seck, interpellé en même temps que trois autres personnes, dont un ressortissant français, a reconnu l’organisation d’une « soirée partouze » aux Mamelles, au domicile de Pape Cheikh Diallo.
Selon ses déclarations, cette rencontre impliquait des pratiques homosexuelles où « tout était permis ».
Les investigations se poursuivent et ciblent désormais d’autres participants identifiés, notamment à travers des groupes WhatsApp. A en croire le canard, « une nouvelle vague d’arrestations serait imminente, les enquêteurs exploitant les communications électroniques pour remonter l’ensemble du réseau ».
Bien entendu, selon les enquêteurs de la gendarmerie, les mis en cause auraient entretenu de manière délibérée des rapports sexuels non protégés, exposant ainsi leurs partenaires au virus en toute connaissance de cause.
Toutefois, il faut dire que l’affaire est loin de connaître son épilogue. Puisque la question de l’homosexualité a longtemps bousculé la société sénégalaise, grâce à des révélations par vinet par là d’ong comme Jamra qui lutte pour la criminalisation de l’activité. Les associations luttant contre ce phénomène considèrent comme une déviance des règles de la nature humaine.