Au moins 46 personnes ont été tuées et un nombre inconnu a été enlevé samedi dans l’attaque par des hommes armés de trois villages de l’État du Niger, dans le centre-ouest du Nigeria, a appris l’AFP de source humanitaire.
Selon cette source humanitaire qui a requis l’anonymat, « 38 personnes ont été tuées par balles ou égorgées » dans le village de Konkoso, « sept ont été tuées à Tungan Makeri » et « une personne a été tuée à Pissa ». Ces trois localités sont situées dans la juridiction du gouvernement local de Borgu, à la frontière avec l’État de Kwara où plus de 160 personnes ont été massacrées par des jihadistes début février.
La recrudescence des attaques meurtrières et des enlèvements de masse a attiré l’attention sur la situation sécuritaire, surtout celle des États-Unis qui ont réagi à l’incapacité du Nigeria à endiguer les violences.
Le Nigeria est confronté à une insurrection jihadiste depuis plus de 16 ans dans le nord-est, à un conflit entre agriculteurs et éleveurs dans le centre-nord, à des violences séparatistes dans le sud-est et à des enlèvements contre rançon dans le nord-ouest, qui pourraient gagner progressivement le sud-ouest, jusque-là relativement plus sûr.
Des groupes jihadistes opèrent également dans le nord-ouest et le centre-ouest, dynamisés par l’insécurité dans les pays voisins comme le Niger et le Burkina Faso. De nombreux gangs armés, appelés localement « bandits », sévissent également, pillent les villages, tuent et enlèvent les habitants.
AFP
