Une juge américaine a rejeté samedi, de manière temporaire, la demande des autorités démocrates du Minnesota de bloquer les opérations de la police de l’immigration du gouvernement de Donald Trump, qui secoue depuis plusieurs semaines Minneapolis et sont à l’origine de la mort de deux manifestants.
Un autre juge a par ailleurs ordonné aux autorités de libérer le petit garçon arrêté à Minneapolis par la police de l’immigration et dont la photo, bonnet bleu vissé sur la tête, avait fait le tour du monde. Il dénonce dans sa décision la « perfide soif d’un pouvoir sans entraves ».
Depuis des semaines, des milliers de policiers fédéraux, dont des agents souvent masqués, multiplient les coups de filet dans la région de Minneapolis pour arrêter les sans-papiers afin de les expulser, objectif prioritaire du président américain.
Leurs méthodes, vues comme brutales, ainsi que la mort de deux manifestants s’opposant à leur présence, tués par balles par des agents fédéraux à Minneapolis, ont provoqué une vive émotion dans le pays.
Dans la plus grande ville du Minnesota, des milliers de manifestants bravent régulièrement le froid polaire pour demander que s’achèvent ces opérations anti-immigration qui bousculent depuis des semaines la vie quotidienne.
Avec les villes jumelles de Minneapolis et St Paul, l’État du Minnesota a récemment demandé à la justice fédérale de bloquer l’afflux d’agents fédéraux dans la métropole, estimant qu’il s’agissait là d’une violation des droits de l’État protégés par la Constitution.
Mais dans une décision en référé rendue samedi, la juge Katherine Menendez a estimé que les arguments des plaignantes n’étaient pas suffisants pour prendre la lourde décision de leur accorder un blocage temporaire.
La ministre de la Justice de Donald Trump, Pam Bondi, a parlé d’une « énorme victoire judiciaire », quand le maire démocrate de Minneapolis, Jacob Frey, s’est dit « déçu »
