La justice iranienne a prévenu lundi qu’elle ne ferait preuve « d’aucune indulgence » envers « les émeutiers », au neuvième jour d’un mouvement de contestation, après une menace d’intervention de Donald Trump en cas de répression meurtrière.
Le président américain a menacé dimanche de « frapper » l’Iran si ses autorités « commencent à tuer des gens comme ils l’ont fait dans le passé ». La contestation a débuté le 28 décembre à Téhéran, menée au départ par des commerçants sur le coût de la vie, avant de gagner 23 provinces sur les 31 que compte le pays avec des revendications désormais politiques.
Elle touche ou a touché au moins 45 villes, essentiellement petites et moyennes et surtout situées dans l’ouest du pays, selon un décompte de l’AFP basé sur les annonces officielles et des médias.
Policiers et police antiémeute étaient déployés lundi aux principaux carrefours de Téhéran, a constaté un correspondant de l’AFP. Des policiers étaient aussi présents devant certains établissements scolaires, tandis que plusieurs universités ne dispensent plus leurs cours qu’en ligne. La majorité des commerces étaient en revanche ouverts lundi dans la capitale.
Au moins 12 personnes ont été tuées depuis le début de la contestation lors d’affrontements localisés, dont des membres des forces de sécurité, selon un bilan de l’AFP basé sur des annonces officielles et des médias. L’agence de presse du pouvoir judiciaire, Mizan, affirme lundi que les services de renseignement de la police de la capitale ont saisi « des armes, des munitions et du matériel servant à fabriquer des engins explosifs artisanaux » dans une cache.