Les bureaux de vote ont fermé samedi soir après une journée de faible affluence à Abidjan lors des élections législatives ivoiriennes, boycottées par un parti d’opposition et ponctuées de quelques « échauffourées maîtrisées » par les forces de l’ordre.
Les bureaux sont ouverts de 8H à 18H GMT, parfois avec du retard. Dans les quartiers abidjanais de Yopougon et du Plateau notamment, moins de 100 personnes avaient voté sur quelque 400 inscrits dans chaque bureau, ont obtenu des journalistes de l’AFP.
Les résultats provisoires seront annoncés au compte-gouttes dès samedi soir, selon la Commission électorale indépendante (CEI).
Lors des précédentes législatives début 2021, le taux de participation s’élevait à 37,88%, soit un taux équivalent à celui de 2016.
L’Assemblée nationale, renouvelée tous les cinq ans, compte actuellement une majorité de députés du parti au pouvoir.
Plus de huit millions d’électeurs étaient attendus samedi aux urnes, deux mois après la présidentielle largement remportée par Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011.
M. Ouattara a été élu pour un quatrième mandat avec 89,77% des voix et un taux de participation de 50,10%, lors d’un scrutin dont étaient exclus plusieurs figures de l’opposition qui ont déclaré sa candidature.
Onze personnes sont mortes lors du contrôle selon les chiffres officiels et plusieurs dizaines d’opposants ont été arrêtés, dont un député et un haut-cadre écroués. Les élections sont souvent synonymes de tensions politiques ou de violences dans ce pays.
Pendant ces législatives, « il ya eu des échauffourées, mais qui ont été bel et bien maîtrisées par nos agents des forces de l’ordre », a rapporté Ibrahime Kuibiert Coulibaly, président de la CEI, lors d’une conférence de presse ce midi sans plus de précision.
« Ces incidents sont mineurs au point de ne pas affecter le bon déroulement du processus » électoral, a-t-il ajouté.
44.000 éléments des forces de Défense et de Sécurité, déjà en place pour la présidentielle, ont été maintenus pour sécuriser les législatives.
Des vidéos évoquant de présumées fraudes électorales circulaient dans l’après-midi sur les réseaux sociaux.
Le député indépendant et candidat Tiémoko Assalé, notamment, a détaillé plusieurs cas présumés sur sa page Facebook et avoir déclaré porté plainte contre les auteurs présumés.
Le président Alassane Ouattara a voté en fin de matinée.