La Russie a annoncé jeudi avoir fait une « proposition » à la France concernant l’affaire du chercheur français Laurent Vinatier, emprisonné en Russie depuis juin 2024 et qui pourrait être jugée pour « espionnage ».
Moscou a arrêté plusieurs ressortissants occidentaux pour divers motifs depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022 et un procédé à des échanges de prisonniers avec les Etats-Unis.
Cette annonce surprise intervient alors que Paris et Moscou, dont les relations sont au plus bas, ont récemment manifesté publiquement leur intérêt à un contact direct entre les présidents Vladimir Poutine et Emmanuel Macron.
« Il y a eu des contacts appropriés entre notre partie et les Français. En effet, une proposition a été faite aux Français concernant Vinatier », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors de son point de presse quotidien auquel participait l’AFP.
« La balle est dans le camp de la France maintenant », a-t-il ajouté, en affirmant ne « pas pouvoir fournir de détails » car « c’est un domaine très sensible ».
Contacté par l’AFP, l’avocat français de M. Vinatier, Me Frédéric Belot, a indiqué que la famille du chercheur « espère qu’il pourra être libéré pendant les fêtes » de fin d’année d’ici au Noël orthodoxe le 7 janvier.
Selon lui, un échange de prisonniers est « envisageable » mais « il convient d’être extrêmement prudent ». « Nous avons toute confiance dans la diplomatie française qui fait son maximum », a-t-il ajouté.
Interrogé par l’AFP, le ministère français des Affaires étrangères s’est refusé à tout commentaire.