Washington a finalement ajouté le Sénégal et la Côte d’Ivoire sur la liste des pays à « informations de contrôle et de vérification insuffisantes. Du coup, ces deux pays rejoignent l’Iran et Haïti dans le rang et leurs supporters auront du mal à rentrer aux Etats-Unis pour voir les matchs de la Coupe du Monde. La révélation est tombée mercredi 17 décembre 2025 par RMC. Une situation rocambolesque pour les supporters sénégalais et ivoiriens qui devront s’attendre à des démarches longues et difficiles, voire complexes, pour espérer assister aux matchs de leur équipe lors de la Coupe du Monde 2026 en juin et juillet 2026. Donald Trump a invoqué pour ces restrictions visa overstay rate, expliquant le taux de visiteurs de 4% pour le Sénégal et 8% pour la Côte d’Ivoire, selon le département de la sécurité intérieur, qui restent aux Etats-Unis après l’expiration de leur visa, devenant des immigrés illégaux.
Les États-Unis avaient annoncé avoir étendu les restrictions d’entrée sur leur territoire à sept nouveaux pays mardi 16 décembre. Douze pays du monde entier étaient déjà frappés depuis le mois de juin par des restrictions totales, une dizaine par des restrictions partielles. Du coup, le président américain Donald Trump a signé une proclamation « restreignant et limitant davantage l’entrée des ressortissants étrangers afin de protéger la sécurité des États-Unis ». Même si selon la Maison Blanche, parmi les sept nouveaux pays blacklistés, la Sierra Leone, le Soudan du Sud, mais également les trois pays de l’Alliance des États du Sahel : Mali, Niger et Burkina Faso. Il y a aussi l’Angola, le Nigéria, le Bénin, la Tanzanie, la Zambie, le Zimbabwe, la Gambie, le Gabon, le malawi, la Mauritanie, Antiga, la Dominique, les Tonga.
Avec les ajouts du Sénégal et de la Côte d’Ivoire, les ressortissants des pays concernés voient leur admission « totalement suspendue ». Car Washington estime que ceux-là veulent émigrer ou simplement séjourner aux États-Unis. L’administration américaine justifie cette mesure par des « informations de contrôle et de vérification insuffisantes ». Des exceptions sont toutefois prévues pour les résidents permanents légaux, les titulaires de visas existants, les athlètes, les diplomates, et les personnes dont « l’entrée sert les intérêts nationaux des États-Unis ».
En d’octobre, les États-Unis avaient imposé des cautions de 5 000 à 15 000 dollars lors des demandes de visa aux ressortissants de plusieurs pays africains présentant, selon Washington, « des taux élevés de dépassement de la durée de séjour autorisée ». Ce qui a amené le Mali à réagir en imposant la réciprocité, avant d’être rapidement retiré de la liste – sur laquelle figurent la Mauritanie, la Tanzanie, la Gambie ou encore le Malawi.
Toutefois, Bamako s’est évertué à relancer les accords dans le cadre de la coopération militaire et s’est vu féliciter par l’administration américaine considérant de « dialogue politique rénové et constructif ».
En tout cas, ces mesures de « suspendre définitivement l’immigration en provenance de tous les pays du tiers-monde », viennent du président américain qui soutient que ces pays du tiers monde profitent des États-Unis et menacent leur sécurité.
Le Sénégal et les Etats-Unis envisagent de disputer un match amical le 31 mai à Charlotte, en Caroline du Nord, ce qui va lancer un avant-goût de cet imbroglio diplomatiques. Il faut se rappeler que le sénégal a dû renoncer à son stage américain de l’équipe féminine de basket-ball en direction de l’Afrobasket féminin d’Abidjan pour refus de visa à des membres de sa délégation. Une histoire qui risque de se répéter pour le Mondial 2026.