Les organisations civiles ont tenu une marche dimanche 16 novembre en fin de journée afin d’exiger que justice soit faite sur les disparitions de Didier Badji et Fulbert Sambou. L’itinéraire partait de l’église des martyrs jusqu’au rond point jet d’eau. Une initiative de Seydina Gassama dans sa section régionale d’Amnesty internationale Ziguinchor. Donc, il y avait beaucoup de monde notamment celles épris de justice dans ce pays. Les politiques, députés, personnalités civiles ont tous battu le macadam pour réclamer que justice soit faite pour tirer au clair cette affaire de disparition. Seydi Gassama a déclaré vouloir au nom des droits humains, qui soutiennent l’ association des supplices de Casamance basée à Ziguinchor,
« Nous voudrions affirmer notre détermination à continuer la bataille aux côtés des familles de Didier Badji et Fulbert Sambou, de tous les villages des îles de Casamance pour que la lumière soit faite sur leurs décès respectifs », a-t-il fait remarquer.
Selon le secrétaire général d’Amnesty internationale Afrique de l’ouest et du centre, les décès sur disparition de deux militaires valeureux sénégalais sont une première au Sénégal. « Et la justice sénégalaise jusqu’ à une date récente n’était pas en mesure de nous dire qu’elle était leur sort. Jusqu’ hier, même s’il y a présomption d’innocence, nous demandons à la justice de continuer leur travail », a confié Seydina Gassama.
» Il y a une première personne qui a été inculpée,mais c’est insuffisant. Cette personne, quel que soit le motif qu’on lui colle, ne peut pas agir seul, ou ne peut pas avoir l’intérêt d’agir seul, pour prendre les vies de Fulbert Sambou et de Didier Badji », a dénoncé M. Gassama.
» Il faut une enquête pour savoir s’il a agit seul ou s’il y a eu des commanditaires, ces questions la justice doit y répondre, si elle veut que les Sénégalais aient confiance en elle », a poursuivi le secrétaire général d’Amnesty Afrique de l’ouest et du centre.
Ainsi selon lui, un premier pas a été fait, nous allons rester vigilants et nous allons faire en sorte que le pool d’avocats se renforce pour que le travail soit fait, et que toutes les acteurs qui ont trempé dans ces crimes puissent être arrêtées et poursuivis pour que jamais au Senegal qu’il puisse avoir de tels crimes contre des serviteurs de l’État pour le compte de citoyens ordinaires », a-t-il conclu.
Le secrétaire d’Amnesty Afrique de l’ouest et du centre souligne que les acteurs épris de justice vont poursuivre la bagarre aux côtés des ressortissants des îles et des Sénégalais, puisque c’est une cause nationale avec la représentation de tous à la marche.
Pour rappel Jérôme Bandiaky, alias « Sniper », a été inculpé vendredi 14 novembre par le juge du 3e cabinet pour assassinat (concernant Fulbert Sambou et Didier Badji), pour séquestration, menaces de mort et viol. C’est ce qu’a confirmé son avocat, Me Djiby Diallo.