Les Etats-Unis ont mis la pression vendredi pour convaincre de la nécessité d’adopter leur projet de résolution endossant le plan de paix de Donald Trump pour Gaza, qui sera mis au vote du Conseil de sécurité de l’ONU lundi.
Face aux réserves de certains membres et à la proposition d’un texte concurrent de la Russie, ils ont mis en garde vendredi contre les risques d’un rejet de leur texte et affiché le soutien de plusieurs pays arabes et musulmans. « Les Etats-Unis, le Qatar, l’Egypte, les Emirats arabes unis, le royaume d’Arabie saoudite, l’Indonésie, le Pakistan, la Jordanie et la Turquie expriment leur soutien conjoint » au projet de résolution américaine autorisant notamment une force internationale dans le territoire palestinien, et espèrent son adoption « rapide », disent-ils dans une déclaration commune.
Ce plan offre « un chemin viable vers la paix et la stabilité, non seulement pour les Israéliens et les Palestiniens, mais pour toute la région », ont-ils insisté. Le Royaume-Uni a également apporté vendredi son soutien public au texte américain. Et le Conseil se prononcera lundi à 17H00 (22H00 GMT) sur le texte, ont indiqué vendredi soir plusieurs sources diplomatiques à l’AFP.
Le projet de résolution américain, plusieurs fois modifié, prévoit de donner un mandat jusqu’à fin décembre 2027 à un « comité de la paix » censé être présidé par Donald Trump, organe de « gouvernance de transition » pour administrer Gaza. Il « autorise » également le déploiement de l’ISF qui pourra utiliser « toutes les mesures nécessaires pour mener son mandat dans le respect du droit international »: appui à la sécurisation des frontières en coopération notamment avec Israël et l’Egypte, démilitarisation de Gaza, désarmement « des groupes armés non étatiques », protection des civils, formation d’une police palestinienne…
AFP