L’accord de paix signé par la République démocratique du Congo et le Rwanda, jetant des bases pour tenter de mettre fin au conflit dans l’est de la RDC, « ouvre la voie à une nouvelle ère de stabilité », a déclaré lundi le président congolais Félix Tshisekedi.
Riche en ressources naturelles et notamment en minerais, l’Est congolais est en proie depuis plus de 30 ans à des conflits. Les violences se sont récemment intensifiées dans cette région frontalière du Rwanda, avec la prise des grandes villes de Goma fin janvier et Bukavu en février par le groupe antigouvernemental M23, soutenu par Kigali et son armée. Cette offensive éclair a fait des milliers de morts, selon le gouvernement congolais et l’ONU, et aggravé une crise humanitaire pour des centaines de milliers de déplacés.
Après une série de trêves et de cessez-le-feu systématiquement rompus ces dernières années et l’échec de plusieurs tentatives de négociations entre la RDC et le Rwanda ces derniers mois, un texte a finalement été signé vendredi par la ministre des Affaires étrangères congolaise Thérèse Kayikwamba Wagner et son homologue rwandais Olivier Nduhungirehe, sous les auspices des États-Unis lors d’une cérémonie à Washington.
Parallèlement, une tentative de médiation entre Kinshasa et le M23, à Doha, est en cours. Un représentant du Qatar était présent vendredi à la signature de l’accord, que le président américain Donald Trump s’est félicité d’avoir obtenu et qui a été qualifié d' »étape importante » pour la paix par l’Union africaine ainsi que les Nations unies, ou encore de « pas en avant historique » par Paris. Ce texte « ouvre la voie à une nouvelle ère de stabilité, de coopération et de prospérité pour notre nation », a affirmé le président congolais Félix Tshisekedi dans un discours vidéo diffusé lundi à l’occasion des 65 ans d’indépendance de l’ancienne colonie belge. (Afp)