Le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Balla Moussa Fofana a présenté, jeudi, aux agents de l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (ANAT) les profondes réformes envisagées dans ce secteur pour corriger les incohérences territoriales.
‘’Dans notre vision, l’aménagement du territoire n’est pas un simple secteur technique. C’est un levier de souveraineté, un outil de justice spatiale et un moteur de prospérité territoriale’’, a-t-il dit lors de cette séance de travail tenue au siège de l’ANAT.
Le ministre a rappelé que la nouvelle lettre de Politique sectorielle de développement (LPSD), validée le 11 avril 2025, s’inscrit dans ce contexte. Elle vise à instaurer un renouveau urbain et rural dans des collectivités territoriales homogènes et viables, adossées à des pôles territoires cohérents pour un développement endogène et durable’’, a-t-il indiqué.
‘’Cela implique une refonte profonde de notre approche des territoires, c’est-à-dire rompre avec les déséquilibres hérités, stimuler l’autonomie locale, corriger les incohérences territoriales et, surtout, faire de chaque territoire une unité productive, compétitive et résiliente’’, a-t-il expliqué.
‘’Nous avons la responsabilité historique de corriger les déséquilibres et les incohérences territoriaux, et d’offrir aux populations un cadre de vie équitable et durable. Le temps des discours est derrière nous. Place maintenant à l’action, à la détermination, et à la transformation concrète’’, a encore dit Moussa Balla Fofana.
Selon lui, l’ANAT, bien plus qu’une simple structure technique, ‘’est la colonne vertébrale de notre ambition collective : bâtir un Sénégal équilibré, cohérent, équitable et durable’’.
‘’ L’ANAT, une institution de référence en matière de planification spatiale, de maîtrise de l’information géographique et de pilotage des projets territoriaux, constitue une pièce maîtresse dans ce processus’’, a-t-il ajouté.
Elle doit donc, selon lui, se transformer, s’intensifier et se réinventer dans ce contexte de réformes profondes impulsées par les hautes autorités étatiques.
Le ministre appelle également l’ANAT à renforcer sa place au sein du dispositif gouvernemental. ‘’Elle ne peut plus être perçue comme une agence isolée, mais plutôt comme une agence transversale, au service de la territorialisation de l’ensemble des politiques publiques : santé, éducation, agriculture, environnement, et industrie’’, a-t-il indiqué. (Aps)