Quatre personnes, membres d’une même famille mais dont les liens restent à préciser, ont été retrouvées mortes à Toulouse, l’enquête privilégiant la thèse d’un triple homicide suivi du suicide de l’auteur, selon des sources policière et judiciaire.
« Les victimes présentaient d’importantes lésions pouvant avoir été causées par une arme blanche » alors qu’à leur arrivée sur les lieux, les pompiers avaient pu constater « immédiatement la présence de sang en quantité importante », a-t-il précisé.
La nuit précédente, le corps d’un homme de 31 ans s’étant « probablement donné la mort en se sectionnant la gorge et les poignets », avait par ailleurs été retrouvé à une quinzaine de kilomètres de là, dans un autre appartement au nord de la ville rose, selon la même source.
« Un lien était rapidement établi entre ces événements, le nom de l’individu décédé dans la nuit du 19 au 20 octobre 2026 figurant sur la boîte aux lettres du logement occupé par les défunts » du second logement.
Sur la base de premiers éléments d’enquête, une source policière a indiqué mercredi matin à l’AFP que l’homme pouvait être le père de l’enfant décédé.
Mais M. Charmatz précise dans l’après-midi que « les investigations doivent se poursuivre afin notamment de préciser les circonstances de ces décès et de confirmer les éventuels liens de parenté entre les victimes et le suspect, ce dernier pouvant être le fils, le frère et l’oncle des victimes ».
L’homme qui était « jusqu’alors inconnu de la justice » a laissé « un courrier expliquant son geste », retrouvé dans son appartement avec « divers médicaments », selon le procureur.
Dans la résidence où on été retrouvés les cadavres de l’enfant et des deux femmes, des scellés ont été apposés sur la porte de l’appartement, a constaté mercredi un photographe de l’AFP.
Un tapage nocturne avait été signalé par le voisinage dans la soirée de lundi, selon policiers et parquet.
Parallèlement, ce soir-là, a encore dit le procureur, l’intervention des policiers avait « également été requise sur le même site par une femme indiquant être victime de violence de la part de son fils ».
« A leur arrivée sur place à 21H15, les policiers ne constataient aucun tapage et ne recevaient aucune réponse à leurs sollicitations à l’appartement en cause », a-t-il souligné, ajoutant qu’ils avaient donc quitté les lieux.

