Lors du vote à bulletins de couleur vendredi 16 octobre, 3 des 5 membres permanents ont opposé un «défavorable» rouge à Macky Sall, chacun valant un veto. Il recueille 10 « défavorable » contre seulement 5 « encourager », l’avant-dernier du scrutin.
C’est donc l’échec de taille puisque Macky Sall comptait sur ce vote des puissances, ses derniers soutiens comme la France et la Russie. Mais c’était mal connaître les choix dont les critères des droits humains constituent un point déterminant pour désigner à ce poste de St de l’Onu.
Ainsi à la suite du vote informel du 16 octobre 2026 pour l’élection au poste de Secrétaire général des Nations Unies, Macky Sall sachant que ses échecs se répètent et que ses chances s’amenuisent qu’il a décidé de se retirer de la course. D’après l’ancien chef de l’Etat sénégalais, sur X, dans un communiqué publié samedi 17 octobre, « après consultations avec Son Excellence Monsieur Evariste Ndayishimiye, Président de la République du Burundi, Président en exercice de l’Union Africaine, et Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, Président de la République du Sénégal, Président en exercice de la Cedeao, j’ai décidé de retirer ma candidature audit poste. »
L’ancien président dit prendre cette décision avec un profond sens des responsabilités, en espérant contribuer à l’émergence d’une candidature consensuelle au sein du Conseil de sécurité.
Mais Macky Sall dit constater que depuis le début du processus, les résultats des différents votes tests indiquent le choix en faveur d’une candidature issue de la region Amérique latine et des Caraïbes et éventuellement féminine.
« Pour ma part, ma candidature était essentiellement motivée par la vo’onte de mettre mon expérience de près de quarante ans de vie publique au service des Nations Unies », publie-t-il sur un communiqué sur X.
Macly Sall a ainsi tenu à remercier tous ses soutiens en passant par son équipe de campagne jusqu’à la société civile qui l’a encouragé.
À l’en croire, alors que le monde reste confronté à la multiplication des conflits, à l’aggravation des rivalités géopolitiques, à la fragmentation de de l’ordre international et à des defis économiques et financiers sans précédent, M. Sall se dit convaincu que les Nations Unies doivent engager une transformation profonde de leurs méthodes de travail et de leur fonctionnement.
« L’Afrique qui est au coeur des enjeux de paix, de sécurité et de développement, doit aussi continuer à faire entendre sa voix et poursuivre ses efforts afin s’occuper la place qui lui revient dans la gouvernance du monde », a-t-il ajouté.
Et malgré son retrait, l’ancien président sénégalais dit « rester pleinement engagé au service des idéaux qui l’ont inspiré ».

