« Après un examen approfondi de nos activités, nous avons pris la décision difficile de mettre fin à nos opérations au Nigeria, à compter du 2 septembre 2026 », a déclaré la société dans un communiqué, sans fournir plus de détails.
Uber a également annoncé mercredi licencier 3.300 personnes, soit 10% de ses employés, au niveau mondial.
En janvier, Uber avait déjà quitté la Tanzanie après dix ans.
Les Nigérians traversent une crise brutale du coût de la vie dans le contexte des réformes économiques mises en place par le président Bola Tinubu.
Les économistes et les investisseurs ont soutenu ces mesures, invoquant une stabilité macroéconomique accrue, bien que les détracteurs affirment que les bénéfices des réformes ne se sont pas encore répercutés sur les citoyens ordinaires.
La suppression des subventions sur les carburants a fait monter en flèche les prix du carburant, et les automobilistes ont été à nouveau mis à rude épreuve lorsque la guerre en Iran a réduit l’approvisionnement mondial en pétrole et fait grimper les prix à la pompe.
Mercredi après-midi, les utilisateurs peuvent encore réserver des cours via l’application, comme l’a constaté un journaliste de l’AFP.
Les chauffeurs Uber se plaignent depuis longtemps que les tarifs proposés sur l’application sont trop bas.
L’entreprise a indiqué que son service d’assistance resterait disponible jusqu’au 23 septembre pour résoudre les litiges en cours.
Des applications concurrentes telles que Bolt et InDrive sont également présentes au Nigeria.
« Nous avons apporté une contribution significative à l’économie nigériane, avec un apport évalué à 34 milliards de nairas (53,6 millions de dollars de l’époque ndlr) sur le marché local », déclarait en 2023 Tope Akinwumi, le directeur d’Uber pour le Nigeria.
AFP

