L’Assemblée nationale a suspendu sa plénière sur l’encadrement des fonds politiques prévue mercredi 19 août. Le gouvernement a saisi le Conseil constitutionnel mardi 18 août pour avis sur cette loi qu’il conteste. Ainsi, les députés devront attendre sous huit jours la réponse du Conseil constitutionnel pour donner suite à l’initiative de l’encadrement des fonds attribués aux institutions que les députés de la majorité veulent désormais, dans le cadre de la gestion transparente de l’argent du contribuable, encadrer avec des contrôles sur l’utilisation de ces fonds.
Mais là la polémique enfle au sein de la classe politique notamment l’opposition ainsi le président de la République, qui ne veulent pas de cette loi. Le président de la République et ses nouveaux compagnons veulent continuer à utiliser comme à l’accoutumée ces fonds sans contrôle. Alors que les députés Pastef, dans.leur majorité et dans le programme du parti qui a élu Bassirou Diomaye Diakhar Faye, à la tête de ce pays, avaient battu campagne pour le contrôle de ces fonds qui servaient de clientélisme politique et dans une nébuleuse totale.
Il faut dire que dans le passé, ces gestionnaires peuvent distribuer à qui ils veulent comme des guichets de banque. A commencer par les présidents de la République qui distribuaient de l’argent à leurs proches comme à leurs invités au palais. On se souvient le cas Abdoulaye Wade qui le faisait pour tous ses fidèles compagnons et même il a tenté d’offrir une malette d’argent à un fonctionnaire du Fonds monétaire international (fMI) en guise de cadeau de fin de mission, qui l’a retourné après s’être rendu compte à partir d’un aéroport en Europe, qu’il s’agissait de l’argent. Une corruption déguisée qui a encore fait parler du Sénégal et de ses dirigeants qui, une fois au pouvoir, utilisent l’argent comme leur propriétaire privé.
De même pour la plupart des fonctionnaires sont gangrenés par le phénomène de la corruption avec l’argent public retiré sans contrôle.
Cependant, le Pastef en fait son combat pour mettre un terme à cette vielle pratique qui freine le développement du pays. Le Sénégal, un pays pauvreté très endetté, n’a jamais su préserver ses ressources de la corruption. Un phénomène cancérigène qui affecte sérieusement la marche du pays.
