Les responsables de l’hôtel IBIS Plateau ont informé les délégations présentes dans l’établissement d’une coupure d’électricité prévue dimanche 16 août, de 9 heures à 14 heures, pour des travaux de maintenance menés par la société nationale. Cette situation cause de nombreux désagréments et désaffecte la quiétude de la délégation sénégalaise qui se concentre pour disputer la finale lundi 17 août. Ceci est déjà ressenti comme de la provocation du pays hôte, la Côte d’Ivoire, adversaire du Sénégal à la finale de la catégorie U18.
« Le choix de la date interpelle. Ces travaux sont programmés le jour de la finale de l’Afrobasket U18, qui opposera le Sénégal à la Côte d’Ivoire. Les Lionceaux sont les seuls candidats au titre logés dans cet établissement », s’agace-t-on du côté d’Abidjan.
Ainsi, la Fédération Sénégalaise de Basket-Ball (FSBB) a saisi la Fiba ainsi que la Fédération Ivoirienne de Basket-Ball (FIBB) pour les informer de la situation.
Selon la Fsbb, cette nouvelle péripétie intervient après le retard de plus de 30 minutes du bus sénégalais, vendredi, à la veille de la demi-finale contre le Mali. Une situation qui avait déjà suscité l’agacement de la délégation sénégalaise.
« Ce n’est pas la première fois que le Sénégal fait face à ce type de situation en Côte d’Ivoire. Lors de l’Afrobasket féminin 2025, le Comité local avait notamment réduit, à la veille du quart de finale, le quota de billets réservé aux supporters sénégalais », relève-t-on de source abidjanaise de la délégation sénégalaise.
En effet, en 2013, les Lions avaient également été privés de salle d’entraînement le jour du match pour la troisième place contre la Côte d’Ivoire. Malgré cet épisode, le Sénégal s’était imposé et avait décroché sa qualification pour le Mondial 2014 en Espagne.
« Ces incidents, au-delà de leur caractère regrettable, ajoutent une dimension psychologique à cette finale. Déjà qualifiés pour le Mondial U19, les Lionceaux devront rester concentrés et transformer ces obstacles en motivation supplémentaire pour aller chercher le Graal continental », fait remarquer une source sénégalaise présente en Côte d’Ivoire.
