Le protocole millimétré pour protéger Seixas, la confession de Mads Pedersen et le classement inhabituel de Pogacar: faits marquants de la septième étape du Tour de France remportée par Tim Merlier vendredi à Bordeaux.
LE TAISEUX DU JOUR
Paul Seixas n’a que 19 ans et ses directeurs sportifs le martèlent lors de chaque étape: ils souhaitent le « protéger ». Alors, pour y parvenir, la formation Décathlon CMA CGM a mis en place un protocole désormais bien huilé lors des fins d’étapes, visant à limiter les effets d’une effervescence permanente. Lorsque le jeune Lyonnais, considéré comme un phénomène susceptible de gagner un jour la Grande Boucle, en a terminé et regagne le car de son équipe, il s’installe sur des rouleaux pour la récupération, la plupart du temps avec un gilet réfrigérant au vu des fortes chaleurs. Ses prises de parole devant les journalistes, nombreux à l’attendre, dépendent alors de l’intensité de la course. En gros: s’il n’y a rien à dire, Paul Seixas ne dira rien. Puis, après avoir débriefé la journée avec l’encadrement de son équipe et ses coéquipiers, le sixième du général signe quelques autographes aux jeunes supporters présents, mais refuse les photos et selfies. Avant de s’engouffrer dans son car, jusqu’au lendemain.
LE CHIFFRE DU JOUR
En terminant 56e d’une étape sans aucun enjeu pour lui, Tadej Pogacar a obtenu son pire classement dans une course dont il a pris le départ depuis la troisième étape l’an dernier à Dunkerque (71e), qui s’était également terminée sur une arrivée massive. Cela ne l’a évidemment pas empêché d’enfiler le 57e maillot jaune de sa carrière sur le podium.
L’AVEU DU JOUR
Mads Pedersen a défendu son maillot vert en remportant le sprint intermédiaire du peloton derrière les deux échappés et compte désormais 59 points d’avance sur Biniam Girmay, 64 sur Max Kanter et 70 sur Tim Merlier, vainqueur de l’étape. Le Danois profite du fait que certains sprinteurs s’intéressent pour l’instant peu aux sprints intermédiaires. A Bordeaux, en revanche, Pedersen a seulement terminé neuvième. « Ces arrivées massives ne sont pas ma tasse de thé », a déclaré le bulldozer de Lidl-Trek avant d’avouer à la télévision danoise que, « au risque de passer pour une mauviette », elles lui faisaient aussi parfois « un peu peur ».
LA RECONCILIATION DU JOUR
Après les tensions apparues la veille dans les pentes du Tourmalet et de Gavarnie, l’heure semble être à l’apaisement entre les co-leaders de la formation Red Bull Bora, Remco Evenepoel et Florian Lipowitz. Le Belge avait reproché à l’Allemand d’avoir refusé des relais alors qu’un groupe de cadors distancés avait l’opportunité de revenir sur Jonas Vingegaard, en chasse loin derrière Tadej Pogacar. Les dirigeants de l’équipe ont tenté d’apaiser la situation, Evenepoel indiquant de son côté que l’affaire était soldée. Puis les deux coureurs ont pu être aperçus devant les caméras durant la course en train de discuter, comme si de rien n’était. Le calme est revenu, en attendant les prochaines étapes de montagne.
AFP

