Donald Trump a appelé le président de la Fifa, Gianni Infantino, pour lui demander le réexamen de la suspension de Folarin Balogun pour le huitième de finale du Mondial contre la Belgique, a déclaré dimanche à l’AFP une source proche du dossier.
Le président américain a appelé Gianni Infantino mercredi, a précisé cette source sous le couvert de l’anonymat, confirmant une information révélée par le New York Times.
C’est ce jour-là, que le meilleur buteur de la sélection américaine au Mondial-2026 (3 buts) a écopé d’un carton rouge lors du 16e de finale contre la Bosnie-Herzégovine, remporté par 2 buts à 0, pour avoir marché sur une jambe du défenseur Tarik Muharemovic à la réception d’un saut.
L’affaire avait déjà pris dès le lendemain une tournure politique, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio affirmant que les joueurs de Team USA s’étaient fait « entuber » avec cette décision de l’arbitre.
En cas de carton rouge, le règlement de la Fifa prévoit une suspension automatique d’un match, qui ne peut pas faire l’objet d’un appel par l’équipe du joueur sanctionné.
Mais la Fifa a annoncé dimanche que sa commission avait modifié la sanction, la faisant passer « d’un match de suspension ferme à un match de suspension avec sursis, assorti d’une période probatoire d’un an ». Ce qui rend éligible l’attaquant américain pour la rencontre contre les Diables Rouges, lundi à Seattle à 17h00 (mardi 00h00 GMT).
« Merci à la Fifa d’avoir fait ce qu’il fallait et d’avoir réparé une grande injustice! », a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social, quelques minutes à peine après cette annonce.
Jusqu’à présent, le président américain, qui ne cache pas sa proximité avec Gianni Infantino, s’était fait très discret lors de « sa » Coupe du monde. Avant son intervention auprès du patron du foot mondial, il s’était juste fendu d’un appel à Team USA pour l’encourager avant son entrée dans la compétition.
Et l’affaire est de fait en train de prendre une tournure diplomatique.
La fédération belge, qui s’est dite « stupéfaite », a reçu dimanche soir plusieurs soutiens politiques en Belgique, où la décision de la Fifa est qualifiée de menace contre les principes fondamentaux du fair-play et de « honte ».
« La vraie force, c’est de gagner avec fair-play (et en respectant toutes les règles). C’est ce que la Belgique fera demain (lundi) », a réagi sur X la ministre des Sports de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Jacqueline Galant.
AFP