Conférence des députés Pastef: les parlementaires se disent conformes à l’article 103 de la Constitution

Les Parlementaires du groupe Pastef ont tenu dimanche une conférence de presse à leur siège à la Vdn pour éclairer à la lentarne des citoyens sénégalais. Ils se disent conformes à l’article 103 de la Constitution qui donne les prérogatives à l’Assemblée nationale de jouer son rôle. Il s’agit pour eux des réformes consolidantes pour faire avancer le peuple. Les députés de la majorité Pastef étaient passés tour à tour expliquer les points de la réforme constitutionnelle susceptibles d’être revus. Et pourtant, à en les en croire, ce sont des points qui ont fait l’objet de consensus au niveau du dialogue national convoqué par le président de la République.

Selon Mouhamed Ayib Daffé, il n’y a rien de nouveau dans ce qui a été retenu comme points à voter par l’Assemblée nationale. Mais les points d’achoppement et d’opposition du chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye portés par son ministre de la Justice, consistent à la déclaration de patrimoine de tout président de la République à l’entrée et à la sortie après son mandat; puis, il y a le point qui dit que le chef de l’Etat ne peut être chef de parti politique, à moins d’un titre honorifique.

Selon le président de la Commission des lois à l’Assemblée nationale, Abdoulaye Tall, on a admis des requêtes par le passé sur la déclaration de patrimoine élargissant à d’autres responsables, demandées par le président Faye, alors ce dernier demande à qu’il soit concerné par la déclaration de patrimoine. Ce sont des questions de transparence pour le Pastef qui en a fait campagne et qui a pour slogan, Jub Jubal Jubanti.

Que soient Malick Ndiaye, premier vice-président Assemblée, Amadou Bâ, chargé de la communication Pastef, ces réformes ne sont pas sortis dans le cadre des consensus adoptés depuis les précédentes dialogues nationales depuis 2009. « Plus d’une dizaine de réformes constitutionnelles ont été votée à l’Assemblée nationale depuis Abdoulaye Wade », a fait remarquer Malick Ndiaye. Selon lui, « il n’y a que deux révisions constitutionnelles qui ont eu lieu en 2001 et 2016, mais le reste des réformes est passé à l’Assemblée nationale. S’y ajoute une autre révision constitutionnelle de 1970. »

Mais le vice-président de l’Assemblée nationale, ce sont des lois d’intérêt général et impersonnelles qui concernent toute la polupation. M. Ndiaye a fait un rappel large du travail du législateur et de tous les travaux portés par l’Assemblée nationale. Et les prérogatives du président de la République restent intacts. Le chef de l’Etat garde ses pouvoirs selon Malick Ndiaye qui justifie qu' »il n’y a pas de crise dans ce pays ». Même si pour lui, certains détracteurs insinuent des crises crées de toutes pièces. « ce sont des réformes fidèmes aux engagements de Pastef », a-t-il dit, soulignant qu’il n’y a pas de cible à abbatre dans cette démarche. « Ces réformes éviteraient au Sénégal de mobiliser des ressources considérables pour organiser quatre, voire cinq élections en l’espace de deux ans (présidentielle 2024, Législatives 2024, référendum 2026), puis de nouvelles élections en cas de dissolution de l’Assemblée nationale, alors que les priorités sont ailleurs et que le pays traverse une période de fortes contraintes financières », a indiqué le président Malick Ndiaye.

Et même plus, le Conseil Constitutionnel a validé toutes ces réformes pour le bien-être de la marche du Sénégal. Et Amadou Bâ se demande: « comment se fait-il que le président de la République, lui-même a saisi le Conseil Constitutionnel qui donne son accord et en retour, voudrait que l’on ôte certains points? ». Sur ces observations, les députés Pastef ont rejeté les amendements du président de la République en commission des lois.

En effet, les députés Pastef ne veulent pas être en porte à faux avec leurs engagements de politique promis aux Sénégalais lors de leur élection. « Nous voulons respecter ce que nous avions promis aux Sénégalais sur les réformes, lors dans notre programme qui nous a portés au pouvoir », a soutenu Amadou Ba.

A en croire le parlementaire patriote, le président de la République veille au respect de la Constitution et ne sera plus le gardien de la Contitution. Les rentiers de la crises selon Amadou Bâ sont dans leur logique de polluer l’atmosphère. « Cette réforme protège nos enfants, nos familles et nos valeurs culturelles face à des influences qui ne sont pas conformes aux principes et aux réalités de notre pays », a-t-il précisé.

Lundi 28 juin, les députés sont convoqués en séances plénières en vue de l’adoption des réformes de lois déjà entreprises par l’Assemblée nationale.

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