Le Conseil de sécurité de l’ONU a exprimé samedi sa vive inquiétude « face au risque imminent d’atrocités de masse » à El-Obeid, grande ville du Soudan où l’ONU craint une attaque des paramilitaires.
El-Obeid, dans la région du Kordofan, fait l’objet depuis plusieurs mois d’un siège des FSR, en guerre contre l’armée régulière depuis avril 2023.
Vendredi, l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Soudan avait appelé le chef des FSR, le général Mohamed Hamdane Daglo, pour lui demander de ne pas attaquer El-Obeid, et avait « souligné le besoin urgent de désamorcer la situation ».
Pekka Haavisto avait également exhorté le général à « éviter toute action qui pourrait encore aggraver la situation humanitaire déjà terrible et mettre les vies de civils encore plus en danger », selon le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric.
Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres et le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme ont également mis en garde jeudi contre un risque imminent d’attaque contre la ville.
« Nous ne devons pas permettre que les horreurs d’El-Facher se répètent à El-Obeid », a insisté Antonio Guterres.
Les FSR sont accusées d’avoir commis de multiples exactions lors de la prise en octobre d’El-Facher, dernière grande ville du Darfour qui leur résistait encore. En février, une mission d’enquête de l’ONU a même fait état d’actes de « génocide ».
Depuis la prise de cette ville, les combats se sont intensifiés notamment dans la région du Kordofan, front crucial reliant les bastions des FSR au Darfour aux zones contrôlées par l’armée dans l’est du Soudan.
AFP
