Une « menace potentielle » pesant sur l’anniversaire de Donald Trump à la Maison Blanche dimanche, et le show de MMA organisé pour l’occasion, a été déjouée par la police fédérale américaine, a affirmé mardi le chef du FBI.
Le haut responsable a aussi salué « l’intervention rapide du FBI, de (ses) partenaires et du ministère de la Justice dans le cadre d’une opération menée dans plusieurs États », promettant de « continuer d’informer le public dans les limites de la loi ».
En déplacement à Evian en France pour le sommet du G7, Donald Trump, qui a fait l’objet de trois tentatives d’assassinat en moins de deux ans, a dit qu’il n’était pas au courant de cette menace.
Le président américain a célébré dimanche son 80e anniversaire en transformant la pelouse de la Maison Blanche en arène pour des athlètes de MMA, dans un show au fort accent politique. « Le cadre était inégalé! (…) L’un des jours les plus excitants de l’histoire de notre légendaire Maison Blanche! », avait-il claironné sur son réseau Truth Social.
Plus de 4.000 invités triés sur le volet étaient installés autour de la cage, dont Mark Zuckerberg, PDG de Meta, et David Ellison, patron de Paramount et allié de Donald Trump, dont la chaîne détenait les droits exclusifs de diffusion.
Quelque 100.000 spectateurs s’étaient également massés dans un parc adjacent pour suivre les combats sur écran géant et écouter les hommages au président de certains vainqueurs de combats.
Le bureau de communication du Secret Service, qui dépend du département de la Sécurité intérieure, a dit avoir « travaillé étroitement avec le FBI tout au long de l’enquête ».
Selon la chaîne Fox News, cinq personnes étaient en détention lundi pour un total de 23 personnes identifiées comme faisant partie du réseau supposé.
– Drones chargés d’explosifs –
La chaîne de télévision affirme que « le plan présumé consistait à utiliser des drones chargés d’explosifs pour frapper des bâtiments près de l’événement », en citant « les autorités ». Une +deuxième vague+ était ensuite supposément prévue pour prendre d’assaut la grille de la Maison Blanche.
Interrogé sur le plateau de Fox News mardi matin, le vice-président JD Vance a déclaré n’avoir pris connaissance de l’affaire que « ce matin », tout en déclarant qu’il s’agissait d’un « complot terroriste » dans un contexte « de violence politique et de rhétorique violente » croissantes provenant surtout de la gauche. « Tout le monde a un rôle à jouer pour mettre fin à tout ça, mais je pense que bon nombre de mes collègues démocrates à Washington devraient se regarder dans le miroir », a-t-il affirmé.
Un des suspects, selon la chaîne de télévision conservatrice, a dit aux enquêteurs que l’objectif était de viser les « élites capitalistes », les « milliardaires » et les responsables politiques récipiendaires de dons de l’American Israel Public Affairs Committee.
L’Aipac est un groupe de lobbying américain visant à soutenir Israël, réputé pour ses positions proches du Likoud du Premier ministre israélien Benjamin Netnayahu.
Le spectacle de dimanche, évalué à 60 millions de dollars par la presse américaine, a fait grincer des dents, certains dénonçant des dépenses somptuaires dans une conjoncture plombée par la guerre en Iran, même si la Maison Blanche promet que l’UFC, la fédération de MMA, a réglé la facture.
D’autres ont décrit un mélange des genres douteux entre un tel spectacle et le symbole sacré de la démocratie américaine.
AFP
