Le Mondial de foot a démarré samedi à New York avec le match Brésil-Maroc, premier choc de la compétition, largement concurrencé dans la ville par la finale NBA, qui pourrait voir l’équipe locale des Knicks être sacrée championne contre les Spurs.
David McNamara, manager du bar The Rutherford à Manhattan, juge que l’intérêt pour la Coupe du Monde est monté « massivement » ces derniers jours. « Dès que la parenthèse Knicks sera refermée, ce sera 100% football », veut-il croire.
– « Impatience » –
Mais en attendant, dans cette ville où le basket est roi, c’est bien le match qui se jouera à San Antonio, au Texas, à partir de 19H30 heure locale (00H30 GMT), qui concentre l’attention des habitants.
« Tout le monde attend la victoire (des Knicks) avec impatience et on sent une véritable excitation dans l’air… c’est contagieux », juge Angel Diaz, 42 ans, vendeur ambulant dans le Queens et supporter des bleu et orange.
Privée du titre depuis 1973, l’équipe de New York est sur un nuage après sa remontée fantastique lors du dernier match face aux Spurs de Victor Wembanyama.
« Ca va être complètement fou ce soir si les Knicks gagnent… Des milliers de gens, plus les supporteurs du Brésil et du Maroc », dans les rues, prévoit David Rodriguez, 36 ans, qui, en attendant, regarde le match entre le Qatar et la Suisse au bar The Rutherford.
Les autorités ont déployé d’importants moyens pour encadrer le transport de dizaines de milliers de supporters de foot vers et au retour du New Jersey, puis la diffusion du match de basket dans les trois fan zones officielles de Manhattan.
– Débordements –
Morten Vold, Norvégien de 37 ans, maillot du Brésil sur le dos, salue la bonne organisation des transports, avec la présence de nombreux agents orientant les fans. « J’avais regardé à l’avance où il fallait aller et j’avais vu une vidéo explicative », note-t-il.
En revanche, il juge « exorbitant par rapport à ce que cela coûte habituellement » le prix de 98 dollars réclamé pour un aller-retour en train jusqu’au stade.
Les dernières rencontres de NBA ont donné lieu à des débordements (dégradations, bagarres), avec à chaque fois des interpellations – une cinquantaine après le dernier match mercredi. Dans une vidéo samedi matin, le maire Zohran Mamdani a appelé les New-Yorkais à « montrer au monde comment nous célébrons dans la joie » et de manière responsable.
En cas de victoire des Knicks, des centaines de milliers de personnes sont attendues dans les rues, notamment autour du Madison Square Garden, à Manhattan, l’arène de l’équipe à l’extérieur de laquelle 3.000 supporters munis de billets suivront le match.
Un périmètre de sécurité a été dressé autour de la salle, qui se trouve à deux pas de Penn Station, la gare empruntée par les supporters du Mondial pour se rendre au MetLife Stadium.
AFP