Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a déclaré, mercredi à Dakar, que la situation des 18 supporters sénégalais détenus au Maroc en marge de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 constitue ‘’une préoccupation majeure’’ pour l’instance, précisant que les discussions sur ce dossier sont menées à ‘’un niveau diplomatique très élevé’’ afin de trouver une solution.
“Le peuple du Sénégal doit savoir que cette situation nous préoccupe énormément, nous, au sein de la CAF. Cette situation des 18 supporters’’, a assuré le président de la CAF.
M. Motsepe s’exprimait en conférence de presse à Dakar, à l’issue de son audience avec le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye.
Dix-huit supporters sénégalais détenus au Maroc, ont été condamnés à des peines de trois mois à un an de prison ferme pour “hooliganisme” après des violences survenues lors de la finale de la CAN 2025.
Leur procès en appel, initialement prévu fin mars, a été reporté à plusieurs reprises, maintenant la tension autour de cette affaire. Il devrait se tenir finalement lundi prochain.
Le report du procès a été décidé par la justice marocaine à “la demande d’un mis en cause de nationalité franco-algérienne”.
“Nous respectons la souveraineté du Sénégal et nous respectons la souveraineté du Maroc. Je suis totalement d’accord sur le fait que ces supporters n’ont pas été arrêtés en dehors du stade, mais à l’intérieur, lors d’une compétition que nous avons organisée. C’est donc de notre responsabilité”, a-t-il déclaré.
Supporters sénégalais détenus au Maroc : la CAF évoque des discussions en cours pour trouver une solution.
Le dirigeant du football africain a reconnu ‘’la légitimité’’ des préoccupations soulevées. “Les requêtes que vous formulez, ainsi que celles de nombreux autres observateurs du sport et du football en particulier, sont totalement légitimes”, a-t-il ajouté.
Patrice Motsepe a indiqué que des discussions se tiennent ‘’à un niveau élevé pour trouver une issue à cette situation. “C’est pour cela que vous nous permettrez de vous faire comprendre qu’il s’agit de discussions à des plus hauts niveaux diplomatiques afin de trouver une solution à cette situation. Mais je veux vraiment que vous compreniez qu’il s’agit d’une question très importante pour nous”, a-t-il affirmé.
Insistant sur la discrétion entourant ces échanges, il a ajouté que “vu la sensibilité du sujet, vous conveniez avec moi que ce ne sont pas des discussions que nous mettrons sur la place publique, mais qui doivent être menées par les plus hautes instances des deux pays, notamment sur le plan diplomatique”.
APS