Le président de la Confédération Africaine de Football (CAF) devrait arriver à Dakar au Sénégal mercredi 8 avril. Patrice Motsepe est en visite au pays pour rencontrer les hautes autorités Senegalaises, notamment le Chef de l’Etat et son Premier ministre, puis sera en tête avec la Fédération Sénégalaise de Football (FSF). Ce voyage consiste à venir apaiser les esprits après la tension qui plane au lendemain de la décision du jury d’Appel qui a décidé de retirer la victoire de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 en faveur du Maroc sur tapis vert (3-0), suite à l’interruption temporaire du match avec le retrait de l’équipe sénégalaise du terrain. Et depuis lors, le Sénégal a crié au scandale pour un match qui s’était joué jusqu’à sa fin avec la victoire du Sénégal par 1-0.
Et pour un match qui est allé jusqu’à terme, les dirigeants sénégalais soutenus par les sportifs du football à l’échelle internationale fustigeaient une telle décision inédite dans le milieu du football. Conséquence, les autorités senegalaises ont sorti un communiqué demandant une enquête internationale pour corruption au sein de la Caf, à travers son jury d’Appel.
Ainsi, le président Motsepe avait alors fait une déclaration indiquant que le jury est indépendant et qu’il respecte les décisions qui émanent de celle-ci. En revanche, le patron du football africain a sorti un communiqué reconnaissant qu’il y a des manquements au sein dudit jury d’Appel. Puisque la polémique a enflé les réseaux sociaux avec des membres cités au sein de l’instance de délibération qui n’avaient pris part à l’instar de l’avocat djiboutien. Mais aussi, le Sud-Africain a relevé une faille, dans le jury par le biais du président de la Fédération Tunisienne de Football qui ne devrait pas siéger au sein de l’instance pour conflit d’intérêt. Ce qui rend la décision nulle.
Face à cet imbroglio, le président de la Caf a senti que quelque chose ne marche pas dans son organisation. De nombreuses récriminations ont été soulevées lors des matchs de la compétition par des équipes qui jouaient contre le Maroc. Ces dernières ont estimé que le pays organisateur était bien plus protégé de telle sorte qu’il n’y a pas d’équilibre sur les décisions qui allaient en faveur du Maroc.
C’est cette manifestation que le Sénégal qui a d’abord alerté à la veille sur son accueil, sentait quelque chose qui se tramait au sein de la Caf et des organisateurs. Et la finale a plané toutes ses combines provocatrices du match avec la destabilisation des gardiens depuis la demi-finale face au Nigeria. Face à l’inertie de la Caf pour l’arrêter, le Sénégal a voulu manifester sa colère d’une combiné organisée pour octroyer la Coupe au Maroc. C’est dans ce méli-mélo que la finale s’était déroulée entraînant cette longue interruption.
Malgré cela, le Sénégal s’en est sorti victorieux de la CAN. Et tout le monde a vu les gesticulations des plus hautes autorités du football africain et mondial déchaînés face à ces incidents. Leurs déclarations n’honoraient pas une union des coeurs face à leurs propres responsabilités. Et tout le monde est témoin des mines tendres, lors de la remise du trophée, du responsable marocain, du président de la Caf et du président de la FIFA.
Malgré les sanctions prononcées par le.jiry disciplinaires contre le Sénégal et le Maroc, deux mois plus tard, le jury d’Appel vient semer le chao total à l’encontre des textes qui régissent le football. A présent, la Caf est dans une situation inédite après que le Sénégal a saisi le Tas pour se prononcer.
Ainsi en attendant, le président Motsepe prend son bâton de pèlerin pour essayer de concilier ces membres de son organisation. Sachant que 18 supporters sénégalais manquent à l’appel, retenus par le Maroc, pour avoir manifester le succès de leur équipe. Mais le Maroc a lui trouvé un subterfuge pour les inculper de hooliganisme.
