La banque américaine Citi a indiqué jeudi qu’elle avait mis ses salariés en télétravail à Paris et Francfort par « précaution », après des menaces contre les établissements bancaires américains, selon une porte-parole.
Dans un communiqué où elle évoque « un contexte international marqué par des tensions accrues et un niveau de menace terroriste élevé », la préfecture de police indique qu' »une sécurisation renforcée est mise en place, dans l’agglomération parisienne, aux abords des sites cultuels et culturels, des emprises diplomatiques et points d’intérêt économiques des parties impliquées ».
Un attentat a été déjoué samedi dernier contre le siège parisien de Bank of America. Des policiers ont interpellé un homme de 17 ans qui venait de déposer un engin explosif artisanal et s’apprêtait, selon l’accusation, à l’allumer avec un briquet.
Cet attentat pourrait être lié à un groupuscule pro-iranien, a annoncé mercredi le Parquet national antiterroriste (Pnat), qui a saisi des juges d’instruction et requis le placement en détention de quatre suspects, dont trois adolescents.
Jeudi, une surveillance policière a par ailleurs été mise en place à Paris devant la banque américaine Goldman Sachs dans le 16e arrondissement, près des Champs-Elysées, selon une source policière.
Ce dispositif s’inscrit dans la vigilance accrue déployée ces dernières semaines pour les intérêts américains et liés à la communauté juive sur le territoire français.
Il fait également suite, selon la même source, à un appel d’une responsable sûreté de la banque postée à Londres et destinataire d’un mail des autorités américaines faisant état d’un groupe iranien qui menacerait d’attaque sur des bâtiments avec des engins explosifs.
Le Pnat a ouvert mercredi une information judiciaire pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, fabrication, détention et transport d’un engin explosif, ainsi que pour tentatives de destructions en relation avec une entreprise terroriste.
AFP
