L’ancien président de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), Me Augustin Senghor, par ailleurs membre du Comité Exécutif de la Caf a réagi sur tout ce que le monde du football considère de machination du Maroc et du Jury d’Appel pour retirer le titre au Sénégal.
« La poursuite ou non d’un match relève de l’impérium de l’arbitre, c’est-à-dire de son autorité. De même, la validation du résultat lui appartient. Or, l’arbitre a sifflé la fin du match et, dans aucun rapport, il n’a contesté cela. S’il avait estimé le contraire, il n’aurait pas procédé à la remise du trophée.
En réalité, l’arrêt du match ne vient pas du Sénégal, mais de la décision de l’arbitre d’aller consulter la VAR. Par la suite, une partie de l’équipe du Sénégal n’est pas revenue immédiatement sur le terrain, mais après une dizaine de minutes, l’arbitre a décidé de reprendre le match, et les Marocains eux-mêmes ont reconnu que la rencontre devait reprendre.
Il existe en droit le principe d’estoppel : cela signifie qu’on ne peut pas adopter une position puis son contraire. Le Maroc aurait pu contester immédiatement en consignant une réclamation auprès de l’arbitre, mais il ne l’a pas fait, sans doute parce qu’il pensait pouvoir gagner autrement.
Au départ, la reprise du match ne profitait pas au Sénégal, mais plutôt au Maroc. »
Tous les juristes sérieux s’accordent sur ça.
