Les cours du pétrole ont brusquement replongé lundi, après l’annonce par Donald Trump d’un rapport des frappes contre les centrales électriques iraniennes, le président américain évoquant de « très bonnes » discussions avec l’Iran.
Vers 11H45 GMT (12H45 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, perdait 7,41% à 103,88 dollars, après avoir été momentanément descendu à 96 dollars à la suite de l’annonce de Donald Trump.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, perdait 7,41% à 90,95 dollars, après s’être affiché à 84,37 dollars.
Depuis le début du mois de mars, la guerre au Moyen-Orient a fait monter fortement les cours du pétrole, avec une grande partie des exportations de brut des pays du Golfe bloquées en raison de la quasi-paralysie du détroit d’Ormuz, et de nombreuses frappes sur les infrastructures énergétiques.
L’espoir d’un apaisement des tensions et d’un retour à la normale des exportations fait donc baisser nettement les cours.
Quasiment en même temps que la déclaration de Donald Trump, le Sultanat d’Oman, qui a joué le rôle de médiateur entre l’Iran et les Etats-Unis lors des dernières négociations sur le nucléaire, a dit « travailler activement » pour sécuriser le passage des navires dans le détroit stratégique d’Ormuz, bloqué de facto par Téhéran.
« À ce jour, nous avons perdu 11 millions de barils par jour, soit plus que les deux crises pétrolières majeures réunies », avait affirmé plus tôt Fatih Birol, directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), au National Press Club à Canberra, faisant référence aux crises des années 1970.
Au moins 40 infrastructures énergétiques ont été « gravement ou très gravement endommagées » dans neuf pays du Moyen-Orient en raison du conflit, at-il ajouté, ce qui implique que même en cas de fin rapide de la guerre les cours ne retrouveraient pas leur niveau d’avant-guerre rapidement.
AFP