L’Afrique du Sud vole au secours du Sénégal et attaque le Maroc à propos de la décision du jury d’Appel de la Confédération Africaine de Football (CAF).
La déclaration est du ministre des Sports, des Arts et de la Culture de l’Afrique du Sud, Gayton McKenzie, qui a fait une sortie officielle sur cet engagement. L’Afrique du Sud qui entre dans l’arène, avec une prise de position forte et assumée en faveur du Sénégal n’est pas pour arranger la gouvernance de Patrice Motsepe.
En effet, la polémique autour de la Can 2025 en train de prendre une nouvelle dimension… et dépasse désormais largement le terrain sportif.
Dans une interview accordée à SABC News Morning Live, le ministre sud-africain des Sports, des Arts et de la Culture, Gayton McKenzie, a déclaré que son pays était prêt à apporter un soutien juridique complet au Sénégal pour contester la décision de la Confédération africaine de football (CAF).
Cette déclaration intervient après le verdict de la commission d’appel de la CAF, qui a retiré le titre au Sénégal malgré sa victoire 1-0 face au Maroc en finale disputée à Rabat.
Pour le ministre sud-africain, la position est sans ambiguïté. Il dénonce ce qu’il qualifie d’« intimidation » du Maroc vis-à-vis du football africain et des autres membres de la CAF.
Dans un ton particulièrement direct, il affirme : « Soyons clairs : le Sénégal est champion d’Afrique. On ne gagne pas un match de football au bureau. »
Dans cette logique, Pretoria se dit prête à aller plus loin que de simples déclarations politiques. Le gouvernement sud-africain propose de mettre à disposition ses meilleurs avocats pour accompagner le Sénégal dans un éventuel recours devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), désormais seule voie pour contester officiellement cette décision.
Mais cette sortie médiatique ne s’arrête pas là. Gayton McKenzie a également élargi son discours à la gestion du football féminin africain. Il a vivement critiqué le report de la Coupe d’Afrique des nations féminine 2026 (WAFCON), initialement prévue en mars puis décalée à juillet.
Une décision qu’il juge injuste et révélatrice d’un déséquilibre dans le traitement du football féminin. « Pourquoi les femmes sont-elles traitées ainsi ? Jamais on ne ferait ça pour le football masculin », proteste-t-il.
Dans la foulée, il a affirmé que l’Afrique du Sud était prête à accueillir la compétition, allant même jusqu’à déclarer que son pays disposerait de meilleures infrastructures que le Maroc pour organiser ce tournoi.
Cette double prise de position – à la fois sur la CAN 2025 et sur la WAFCON 2026 – vient renforcer les tensions déjà palpables au sein du football africain, dans un contexte où les décisions de la CAF continuent de susciter débats et contestations.
Entre enjeux sportifs, juridiques et politiques, la bataille autour de la CAN 2025 est loin d’être terminée… et pourrait désormais se jouer sur le terrain du droit international sportif.
