Le patron du PS Olivier Faure et le président socialiste du département de la Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, ont déclaré mercredi « le déferlement de propositions racistes » visant le nouveau maire LFI de Saint-Denis, élu dès le premier tour, Bally Bagayoko.
Un peu plus tôt, Stéphane Troussel, également soutien au maire socialiste sortant, a dit condamner « fermement la stigmatisation dont fait l’objet la ville depuis dimanche dernier et le déferlement de propositions racistes contre son nouveau maire, Bally Bagayoko ».
S’il « regrette la tournure qu'(a) prend le débat » à Saint-Denis, il estime qu' »en démocratie, les électeurs ont toujours raison ». Né dans les Hauts-de-Seine de parents maliens, Bally Bagayoko a essuyé de nombreux commentaires racistes sur les réseaux sociaux.
Mardi soir, des « personnels de l’Éducation nationale de la ville » de Saint-Denis ont de leur côté lancé une pétition de « soutien au nouveau maire de la ville Bally Bagayoko, face à l’offensive médiatique raciste qu’il subit depuis son élection ».
Dénonçant les propositions tenues pendant la campagne par le maire sortant Mathieu Hanotin, qui affirmait que les narcotrafiquants faisaient campagne pour son concurrent, les signataires déplorent que ces propositions seront repoussées « sans aucune prudence » par le directeur de la rédaction de Valeurs actuelles Tugdual Denis sur BFMTV et RMC.
Ils pointent également la diffusion sur le réseau social X de messages, repris ensuite par plusieurs journalistes, selon lesquels Bally Bagayoko aurait qualifié Saint-Denis de « ville des Noirs » alors qu’il s’agissait de « ville des rois ».
Mardi matin, la journaliste de BFMTV et RMC Apolline de Malherbe l’a souligné sur ces mots qu’il n’a pas tenus, avant de s’excuser plus tard dans la journée sur X : « dans le brouhaha du duplex j’avais mal entendu ses propos dimanche soir minuit, et j’en suis désolée », à-elle écrit.
Plusieurs cadres du mouvement Insoumis, dont le coordinateur de LFI Manuel Bompard et la cheffe des députés à l’assemblée Mathilde Panot, ont également dénoncé « le racisme » et « le mépris » qu’a subi M. Bagayoko dans les médias.
AFP



