Le jury d’Appel a mis la Confédération Africaine de Football (CAF) suite à sa décision mercredi 18 mars de déclarer forfait le Sénégal sur tapis vert, après la finale de football remporté par les Lions de la Teranga face au Maroc.
Une décision fustigée à travers le monde entier par les observateurs du football. Une victoire déclarée dans les bureaux et non sur le terrain, seule la Caf est en mesure de trancher une telle situation. Ainsi, un des membres du jury d’Appel avec qui, son nom a été cité parmi ceux qui ont pris la mesure se désolidarise et dément formellement n’avoir été dans cette affaire.
L’avocat djiboutien, Mohamed Robleh Diama, membre de la commission d’appel de la CAF, dément catégoriquement avoir pris part à la séance ayant abouti à la décision de déclarer le Sénégal forfait. À travers la chaîne publique djiboutienne, il affirme « n’avoir ni été présent, ni associé aux délibérations » . Une position fermement soutenue par le président de sa fédération, qui confirme ses déclarations.
L’avocat djiboutien Mohamed Robleh Diama, membre de la commission d’appel de la CAF, clarifie sa position et rejette toute implication dans une affaire qu’il qualifie de mascarade.
La Caf d’ailleurs se trouve dans la nase, puisque le président Patrice Motsepe a fait une sortie publique pour faire connaître à l’opinion internationale et africaine qu’il a été mis devant le fait accompli. Il a tenté de se justifier sur l’indépendance des instances de la Caf. Une information relayée par L’Equipe, journal sportif français, déclare que Motsepe a appelé le président de la FSF, Abdoulaye Fall pour apaiser les esprits. L’affaire est devenu un imbroglio qui dépasse la Caf, surtout depuis que le Sénégal a décidé de saisir le tribunal Arbitral du Sport (TAS) pour remettre son droit acquis sur le terrain. Le Maroc a lui dit qu’il n’a jamais demandé à ce que la victoire lui soit remise, à travers un communiqué.
L’histoire de la corruption au sein de la Caf commence à tarauder les esprits. Dans une vidéo virale, des informations circulent que l’avocat tunisien a été au centre d’un deal avec la Frmf qui lui a menacé de déballer sur leur conciliation. La Caf est en train de tomber juste sur ce que l’on soupçonnait avant qu’il se passe des affaires dans cette instances au détriment du football continental.
Il faut noter que le jury d’Appel de la Caf s’est fourvoyé dans ces textes. Car il a fait une application erronée de ces articles 82,83, et 84 du règlement de la Caf. Car le match est allé à son terme avec un résultat homologué par l’arbitre de la partie. C’est là où le bas blesse pour tous les observateurs épris de justice sportive.
