Monsieur Trump, vous vous adressez au monde comme si vous étiez encore le centre de gravité de l’humanité. Vous distribuez les menaces comme des cadeaux toxiques et vous pensez que chaque nation reculera devant votre voix qui se vaire. Aujourd’hui, cette illusion s’arrête ici car je ne suis pas venu pour vous écouter, je suis venu pour vous répondre.
Depuis trop longtemps, votre pays confond puissance et permission, influence et domination, leadership et chantage. Vous appelez partenariat, ce qui n’est qu’une hiérarchie imposée. Vous appelez aide, ce qui n’est qu’un instrument de contrôle. Et vous pensez encore que l’Afrique va accepter ce jeu usé, ce jeu qui a étouffé les souverainetés et nourri les dépendances.
Ce temps-là est terminé. Nous ne sommes plus les nations silencieuses que vous imaginez. Je vous le dis clairement, monsieur Trump, l’Afrique n’est plus un décor dans votre théâtre. Elle n’est plus une figuration dans votre récit de puissance. Le continent que vous regardiez avec condescendance devient un continent qui vous parle d’égal à égal.
Et cette égalité, vous devrez l’accepter que cela vous plaise ou non. Vous annoncez des sanctions comme s’ils étaient des saux sacrés. Vous menacez, vous sermonnez, vous dénoncez. Mais vous oubliez une chose simple. Un peuple qui choisit sa liberté n’a plus peur des privations. Vous pouvez couper ce que vous voulez, fermer ce que vous voulez, retirer ce que vous voulez.
Vous ne pouvez pas arrêter ce que nous sommes devenus des nations debout. Vos méthodes ont fonctionné autrefois. Elles ne fonctionne plus. L’Afrique d’aujourd’hui n’est plus vulnérable à vos pressions. Elle a des partenaires multiples, des ambitions propres, une conscience nouvelle de sa valeur. Vous venez avec vos injonctions.
Nous répondons avec notre souveraineté. Alors écoutez ceci, monsieur Trump, car je ne le répéterai pas, nous ne nous excuserons plus d’exister en dehors de votre contrôle. Vous n’êtes ni notre modèle, ni notre maître, ni notre horizon. Nous sommes un continent qui s’affirme et qui ne reculera plus face au tonner des puissants.
Et si votre politique repose sur l’arrogance, sachez que nous avons cessé d’y répondre par la docilité. Nous y répondons par la clarté et cette clarté, c’est la liberté. Monsieur Trump, vos déclarations raisonnent comme des ultimatums, comme si les nations devaient lier devant votre volonté. Mais écoutez bien ceci, la souveraineté n’est pas un marché.
(Sources: Facebook Magie de Paris)
