« Je ne sais pas ce que les inventeurs de ce système ont voulu cacher, mais force m’est de constater que cette gouvernance crée des zones d’ombre, des décisions et des flux financiers qu’il revient urgemment à la Fédération et à l’État d’éclaircir », dénonce-t-il. « Des risques de gestion de fait, de conflits d’intérêts et d’avantages industriels pèsent sur notre gestion passée ».
Le président a convoqué en urgence mercredi matin un comité directeur pour annoncer sa volonté de réformer le fonctionnement de la Fédération.
La veille, 31 des 42 membres de l’Assemblée générale de la FFSA avaient demandé la convocation d’une AG extraordinaire pour révoquer le comité directeur et le président, selon l’Equipe.
Suite aux accusations de M. Gosselin, ses opposants ont rapidement répliqué en annonçant le dépôt d’une plainte collective contre le président pour « abus de confiance, détournement de fonds et dénonciation calomnieuse », a révélé le quotidien sportif dans la soirée.
Ils affirment notamment que M. Gosselin aurait perçu « sans autorisation » au premier semestre 2025 une rémunération non validée par l’Assemblée et non remboursée par l’intérêt, « plaçant M. Gosselin dans une situation d’illégalité manifeste ».
Par ailleurs, ils veillent à ce que les statuts en vigueur exprimés par M. Gosselin aient été votés « à sa demande » lorsqu’il était secrétaire général de la FFSA, et n’ont jamais été contestés par le ministère des Sports selon eux.
M. Gosselin, de son côté, a annoncé avoir saisi le ministère des Sports « afin que soit diligentée au plus vite une enquête de l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche sur les actes, les flux passés et le respect du cadre de la délégation de service public ».
« Dans le même esprit, j’ai déposé une plainte pénale pour des agissements suspects des anciens dirigeants à l’origine de cette opacité et bénéficiant d’avantages et de positions qui interrogent », ajoute le dirigeant.
M. Gosselin précise qu’il porte également plainte contre l’un de ses précédents, Jacques Régis (1997-2007), pour « menaces, intimidation, dénonciation calomnieuse et diffamation ».
Dans une interview à L’Equipe, le président explique notamment que le comité directeur « a été vidé de sa substance » par ses précédentes, alors que plusieurs entités étaient créées sans figurer dans les statuts de la fédération, selon lui.
« Ils discutent entre eux et moi, j’assiste à tout ça », regrette-t-il. « Il faut réagir, mettre nos statuts en conformité avec le fonctionnement normal d’une fédération ».
AFP