Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a déclaré mercredi que l’Iran « refusait » de parler de son programme balistique et que cela posait « un très gros problème », alors que de nouvelles discussions sur le nucléaire iranien doivent avoir lieu jeudi à Genève.
« Il est également important de rappeler que l’Iran refuse de nous parler des missiles balistiques ou d’en parler à qui que ce soit, et c’est un gros problème », at-il dit.
La veille, dans son discours au Congrès, Donald Trump avait accusé l’Iran de concevoir des armes capables de frapper les Etats-Unis.
L’Iran a « déjà développé des missiles qui peuvent menacer l’Europe et nos bases » militaires et « travaille à bâtir des missiles qui pourront bientôt atteindre les Etats-Unis », avait déclaré le président américain, qui a massé une imposante armada militaire dans la région du Golfe.
L’Iran a rejeté mercredi ce qu’il a qualifié de « gros mensonges » américains sur son armement.
D’après un rapport parlementaire américain daté de 2025, l’arsenal iranien peut atteindre des cibles allant jusqu’à 3.000 kilomètres, soit loin du territoire des Etats-Unis.
La nouvelle insistance américaine à parler du programme de missiles iranien intervient alors que le président Trump menace d’intervenir militairement en Iran.
Les négociateurs iraniens sont arrivés mercredi soir à Genève, affichant leur optimisme à la veille de nouveaux pourparlers avec les Etats-Unis, auxquels participeront l’émissaire américain Steve Witkoff et Jared Kushner.
« Après la destruction de leur programme nucléaire, on leur a demandé de ne pas tenter de le relancer, mais voilà où ils en sont aujourd’hui. On les voit constamment essayer d’en reconstruire certains éléments. Ils ne procèdent pas à l’enrichissement pour l’instant, mais ils tentent d’atteindre le stade où ils pourront finalement le faire », a argumenté M. Rubio.
Le président Trump avait dit avoir « oblitéré » le programme nucléaire iranien lors des frappes américaines en juin dernier.
AFP
