L’UE et la majorité de ses membres, le Royaume-Uni ainsi que le Canada ont dénoncé mercredi dans une déclaration commune de possibles « crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité » au Soudan, où la guerre entre l’armée et les paramilitaires fait rage.
Depuis avril 2023, une guerre meurtrière oppose l’armée soudanaise aux Forces de soutien rapide (FSR), toutes deux accusées d’atrocités.
Ces violations « peuvent constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité et doivent faire l’objet d’enquêtes rapides et impartiales », est-il aussi écrit.
Dans le détail, les signataires sont les chefs de la diplomatie de 24 pays de l’Union Européenne, du Canada, du Royaume-Uni, de l’Islande, de la Norvège et de la Nouvelle Zélande, une commissaire européenne et un responsable humanitaire suisse.
« Nous réitérons d’urgence notre appel aux Forces de soutien rapide (FSR), aux Forces armées soudanaises (FAS) et à leurs milices alliées pour qu’elles cessent immédiatement les hostilités », ajoutent les Occidentaux.
Cinq jours auparavant, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme accusait les paramilitaires de « crimes de guerre et de possibles crimes contre l’humanité ».
Mercredi, les Occidentaux ont dénoncé « la récente et grave escalade des attaques par drones et par voie aérienne », qui vise civils, personnel sanitaire et humanitaire.
Les régions du Darfour et du Kordofan « demeurent l’épicentre de la plus grave crise humanitaire » au monde, poursuit la déclaration.
La guerre au Soudan a fait plusieurs dizaines de milliers de morts, et déplacé, dans ses heures les plus sombres, plus de 14 millions personnes à l’intérieur du pays et au delà de ses frontières, avec ce que l’ONU a qualifié de pire crise humanitaire au monde.
AFP
