Cette loi légalisant sous conditions le suicide assisté et l’euthanasie a été dénaturée par le Sénat la semaine passée, à l’initiative de l’aile la plus conservatrice de la droite et des centristes.
Les débats, qui se sont envenimés sur ce premier texte, se sont globalement apaisés sur le second lundi, même si la gauche a dénoncé l’attitude de la majorité sénatoriale, l’accusant de ne faire « que la moitié du chemin » sur le débat sur la fin de vie.
La droite et les centristes ont, eux, assumé considérer les soins palliatifs comme « un préalable »: « en fonction de l’ambition qu’on mettra dans les soins palliatifs, alors nous pourrons envisager l’aide à mourir », a assuré la centriste Anne-Sophie Romagny.
Cette proposition de loi vise initialement à « garantir l’égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs ». Pour ce faire, les députés avaient voté pour instaurer un droit « opposable » aux soins palliatifs.
Mais les sénateurs l’ont supprimé en commission, craignant qu’il ne suscite « de la déception chez les patients et les familles » car il ne permettra pas, en soi, d’augmenter l’offre de soins.
AFP