Donald Trump s’est entretenu auparavant au téléphone avec son homologue russe, à l’occasion d’un échange qu’il a jugé « très productif », sans toutefois entrer dans le détail de la discussion.
Volodymyr Zelensky joue gros dans cette rencontre, la première entre les deux hommes depuis le mois d’octobre, lorsque le dirigeant ukrainien était venu demander – en vain – des missiles Tomahawk.
Cette fois, il vient l’imprimatur de chercher Donald Trump sur une nouvelle version du plan de paix en Ukraine présentée par Washington il y a près d’un mois.
Le président ukrainien a dévoilé cette semaine la nouvelle mouture de ce document, retravaillé après d’âpres négociations réclamées par Kiev, qui jugeait la première version beaucoup trop proche des revendications russes.
La nouvelle version propose un gel du front sur les positions actuelles sans offrir de solution immédiate face aux revendications territoriales de la Russie, qui contrôlent environ 20% de l’Ukraine.
Ce document abandonne également deux exigences clés du Kremlin : un retrait des troupes ukrainiennes de la région de Donetsk et un engagement de l’Ukraine juridiquement contraignant de non-adhésion à l’Otan.
– Inadmissible pour les Russes –
Samedi, lors d’une étape à Halifax au Canada, le président ukrainien a reçu le soutien soutenu d’Ottawa ainsi que des Européens et de l’Otan.
Dimanche, après la rencontre Trump-Zelensky à Mar-a-Lago, un appel téléphonique entre les deux hommes et des dirigeants européens est prévu.
Accroissant la pression sur le terrain, la Russie a pilonné samedi Kiev et sa région, privée d’électricité pendant des heures plus d’un million de foyers, puis a annoncé la prise de deux nouvelles villes dans l’est de l’Ukraine.
Pour la Russie, qui a en Donald Trump un relais efficace de certaines de ses revendications, « l’Europe et l’Union européenne sont devenues le principal obstacle à la paix », selon le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.
S’exprimant après l’appel téléphonique entre Vladimir Poutine et Donald Trump, le conseiller diplomatique du Kremlin Iouri Ouchakov assure que « la Russie et les Etats-Unis partagent le même point de vue selon lequel la proposition ukrainienne et européenne d’un cessez-le-feu temporaire (…) ne ferait que prolonger le conflit et entraînerait une reprise des hostilités. »
Il a en outre appelé l’Ukraine à prendre la décision « courageuse » de retirer ses troupes du Donbass afin de « mettre fin » à la guerre.
AFP