Le Nigeria a laissé entendre que d’autres frappes contre les groupes jihadistes étaient à prévoir après celles menées le jour de Noël par les forces américaines dans le nord du pays, durant lesquelles toutes les cibles ciblées « ont été décimées », selon Donald Trump vendredi.
« Tous les camps » jihadistes visés par l’armée américaine lors de frappes au Nigeria ont été « décimés », a déclaré le président américain au média Politico. « J’ai dit (…) +donnons leur un cadeau de Noël+ (…) Ils ne voyaient pas ça venir, mais on les a frappés fort », a-t-il affirmé.
Ces frappes ont eu lieu après qu’Abuja et Washington se sont retrouvés dans une impasse diplomatique au sujet de ce que le président américain Donald Trump a qualifié de massacre de chrétiens, dans le contexte des innombrables conflits armés qui secouent le Nigeria.
Interrogé sur la possibilité de nouvelles frappes, le ministre nigérian des Affaires étrangères Yusuf Tuggar a répondu à la chaîne de télévision locale ChannelsTV : « C’est un processus en cours, et nous travaillons avec les États-Unis. Nous collaborons également avec d’autres pays ».
« C’est le Nigeria qui a fourni les renseignements » à Washington, at-il dit, précisant s’être entretenu au téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio à deux reprises avant l’attaque.
Un responsable américain lui a confirmé que le Pentagone avait « collaboré avec le gouvernement du Nigeria pour mener ces frappes ».
Mais la relation ne semble pas sans difficultés : Washington a refusé de publier un communiqué commun entre les deux pays, a affirmé le ministre Yusuf Tuggar.
Le Nigeria est confronté à plusieurs crises sécuritaires interdépendantes, avec des jihadistes menant une insurrection dans le nord-est depuis 2009 et des gangs armés pillant des villages et organisant des enlèvements dans le nord-ouest.
AFP