Le pape Léon XIV a appelé jeudi l’Ukraine et la Russie à trouver « le courage de dialoguer directement, le roi Charles III l’appelant à la « compassion et la réconciliation » dans le monde, à l’occasion de leurs messages de Noël.
Le monarque britannique de 77 ans, également chef du Commonwealth qui regroupe plus de 50 Etats, a appelé jeudi à « chérir les valeurs de compassion et de réconciliation » dans un monde incertain qui « semble tourner toujours plus vite », lors de son discours traditionnel de Noël, axé sur le dialogue interreligieux.
Qualifiant l’époque actuelle d' »incertaine », et arguant que le « monde semble tourner toujours plus vite », il estime qu’avec « la grande diversité de nos communautés, nous pouvons trouver la force de faire en sorte que le bien triomphe du mal ».
De son côté, le pape américain a dit penser aux « tentes de Gaza, exposées depuis des semaines à la pluie, au vent et au froid », alors que des centaines de milliers de Gazaouis font face aux pluies hivernales dans des conditions extrêmes.
Assombrie par les conflits et divisions politiques, l’année 2025 s’achève avec des sources d’espérance pour la communauté chrétienne qui a célébré son premier Noël festif à Bethléem, en Cisjordanie occupée, depuis le début de la guerre à Gaza.
Mais l’appel du souverain pontife à une trêve d’un jour dans le monde n’a pas été entendu en Ukraine, où la guerre fait rage depuis près de quatre ans.
Lors de sa traditionnelle bénédiction « Urbi et Orbi » (à la ville et au monde), Léon XIV a exhorté les parties impliquées à « trouver le courage de dialoguer de manière sincère, directe et respectueuse » alors que Moscou et Kiev négocient séparément depuis plusieurs semaines le plan américain.
Depuis l’invasion de l’Ukraine par les troupes russes en février 2022, la guerre a fait des dizaines de milliers de morts, des millions de déplacés et dévasté l’Est du pays.
Pour son premier Noël depuis son élection en mai, le chef de l’Église catholique s’est livré à un tour d’horizon des conflits internationaux devant 26.000 fidèles massés sur la place Saint-Pierre par un temps pluvieux, évoquant quinze pays dont Haïti, le Mali, la Syrie ou la Birmanie.
Quelques minutes plus tôt, il avait fustigé lors de la messe les guerres qui « laissent derrière elles des ruines et des blessures ouvertes » et l' »absurdité » du discours belliqueux qui envoient les jeunes mourir sur le front.