Une délégation des chefs d’état-major généraux des armées de la Communauté Économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) va séjourner en Guinée-Bissau du 19 au 23 décembre 2025.
La délégation est composée des Cemga de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Nigeria et du Sénégal.
Par courrier en date du 17 décembre 2025, le Président de la Commission de la Cedeao, Oumar Alieu Touré, a informé les autorités bissau-guinéennes et a sollicité également une audience avec le Président de Horta Ntam et le chef d’état major des armées de la Guinée-Bissau.
La Cedeao envisagerait de déloger la junte si elle ne coopère pas pour rendre les résultats issus des élections derniers donnant Fernando Dias vainqueur. En tout cas, les armées de l’instance sous régionale sont alerte maximum pour entrer en action si les militaires au pouvoir ne veulent pas céder.
Il faut dire que le coupe d’état en Guinee Bissau a interrompu le processus électoral qui devait proclamer le vainqueur des élections après quatre jours du scrutin. Le décompte étant terminé, la Commission électorale nationale indépendante s’apprêtait à rendre public les résultats. Du coup, la junte militaire a fait irruption pour reprendre le’pouvoir en saccageant tous les boîtes qui contiennent les résultats.
Le président Umaro Sissoco Embalo, sachant qu’il a perdu, a appelé les journalistes pour leur informer le coup d’état. Ensuite, il n’était pas inquiété, puisque la junte l’a laissé partir à l’étranger.
Ironie du sort, la junte a repris tous les membres de l’ancien gouvernement de Sissoco Embalo pour les installer dans leur nouvel attelage.
Fernando Dias est déclaré vainqueur des élections fui pour se cacher dans l’ambassade du Nigeria, alors que le principal leader du Parti Africain de l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) est lui retenu par les militaires auteurs du soi-disant putsh.