Ainsi, après un 16e de finale à New York contre un des huit meilleurs 3e, se profileraient possiblement l’Allemagne en huitième à Philadelphie puis les Pays-Bas en quarts à Boston.
Seule la demi-finale, éventuellement face aux champions d’Europe espagnols, obligerait les Tricolores à un déplacement de plusieurs heures en avion pour le rallye Dallas, au Texas (centre-sud), avant une finale comme un possible remake de 2022 face à l’Argentin tenante du titre, de nouveau à New York à 15h00 locales (21h00 en France).
– Objectif camp de base –
Un programme pas vraiment connecté avec le post de la FFF, apparu sur ses réseaux sociaux juste après le tirage au sort de samedi – une illustration montrant les Bleus, debout à côté d’un van, regardant un désert menant au Grand Canyon, sous un panneau indiquant la célèbre Route 66, qui relie Chicago à Santa Monica, en Californie.
Mais qu’importe si le road-trip des Français en 2026 n’a pas le parfum mythique de la conquête de l’Ouest, car sur le plan pratique, logistique mais aussi économique, en matière de fatigue comme d’empreinte environnementale, le calendrier dévoilé par la Fifa est particulièrement arrangeant pour l’équipe de Didier Deschamps, qui disputera aux Etats-Unis sa quatrième phase finale d’un Mondial dans la peau du sélectionneur.
La première décision qui lui incombe désormais avec son staff et le président de la FFF, Philippe Diallo, est de trouver le camp de base où s’établira la délégation complète le temps du tournoi. Or en tant que tête de série, la France est prioritaire pour établir son choix.
« On n’a encore rien décidé, on a encore un petit peu de temps », a déclaré Deschamps à l’AFP, précisant que « de toute façon, on a jusqu’au 9 janvier (pour communiquer) notre choix à la Fifa. Donc ça laisse un petit peu de marge ».
– Matches l’après-midi –
Et de résumer la problématique : « C’est le souci de toutes les équipes de faire en sorte de trouver à travers les installations – hébergement avec hôtel et terrain d’entraînement – les meilleures conditions possibles, tout en provoquant de la fatigue supplémentaire avec des déplacements, pour aller aux stades, mais aussi parfois du camp de base au terrain d’entraînement où il peut y avoir un temps de déplacement qui peut être autour d’une heure ».
Par bien des aspects, la région de New York semble cocher toutes les cases pour satisfaire à ces exigences. Des environs de Big Apple, il faut environ 1h10 d’avion ou 1h30 de train pour aller à Philadelphie et 1h15 de vol pour rejoindre Boston. De quoi ménager les organismes, ce qui pourrait compter au bout de cinq semaines de tournoi (11 juin – 19 juillet).
Les Bleus pourraient en revanche pâtir des grandes chaleurs estivales qui n’épargnent pas le nord-est du pays, avec des températures et une humidité éprouvantes, comme ont pu le constater pas mal de joueurs attendus dans le groupe des 23 ayant participé au Mondial des clubs cet été.
« Avec la répétition des matchs, une compétition qui est longue, des temps de récupération qui peuvent être plus courts, la fraîcheur et l’aspect physique seront très importants », n’a pas manqué de souligner le sélectionneur, conscient de ce paramètre-clé dans la quête d’un nouveau Graal après 2018.
D’autant que les horaires des trois premiers matchs des Bleus, dans des stades non couverts, donc non climatisés, n’arrangeront rien : ils joueront contre le Sénégal à 15h00 locales (21h00 françaises), contre le barragiste encore inconnu à 17h00 (23h00) et contre la Norvège à 15h00 (21h00).
AFP