L’ex-président Umaro Sissoko Embalo aurait quitté Brazzaville pour le Maroc mercredi 3 décembre 2025. Selon les informations relayées par Jeune Afrique, qui relate de bonnes sources, « l’ancien chef d’Etat de Guinée-Bissau a pris un vol à partir de l’aéroport congolaise de Maya Maya à destination de Rabat au Maroc ».
Alors, il faut dire que l’ancien chef d’Etat de la Guinée est allée retrouver son grand-frère et souteneur, Macky Sall qui a élu domicile à Marrakech.
L’hebdomadaire du continent soutient avoir contacté l’ancien président au lendemain sa destitution, qualifiant de « fake news » les informations tendant à suggérer qu’il aurait lui-même orchestré le putsh avec le général Horta N’Tam, investi nouveau chef de l’Etat.
Il faut dire que Embalo a été exfiltré la par le président sénégalais de Bissau à Dakar, mais il a dû quitter dar-dar évitant d’entacher les relations diplomatiques et de bon voisinage avec le Sénégal. Car, le Premier ministre Ousmane Sonko n’était pas convaincu de l’histoire d’un vrai coup d’Etat, le qualifiant de « combine ». Puis au regard de son passé de président, les observateurs avertis savaient que Embalo qui avait usé de nombreuses subterfiges pour gouverner seul, avec ordonnances, malgré son impopularité, allait conduire ce pays au chao.
Dans le passé, il avait déclaré qu’il préférait laisser le pouvoir à l’armée qu’à ses opposants. Par deux fois de suite, il avait dissout le parlement bissau-guinéen lors qu’il perdait des élections. Il avait même fait prolonger son mandat de président avant d’organiser les élections générales qu’il aurait perdues le 27 novembre, lorsqu’il a fait monter ce coup d’Etat. Alors que de nombreux journalistes ont témoigné que « c’était lui-même qui leur a appelé pour parler de coup d’Etat qu’il a subi ». Un journaliste de la célèbre chaine internationale française, France 24, avait même confirmé être saisi d’un appel du président pour lui dire qu’il était détenu par les militaires. De même pour François Soudan de Jeune Afrique qui a fait les mêmes révélations; sans compter les journalistes bissau-guinéens qui ont raconté les mêmes allégations.