Le PAIGC qui soutient le candidat indépendant Fernando Dias da Costa, a signalé samedi l’invasion de son siège national par ce qu’il appelle des groupes de miliciens lourdement armés, entraînant l’expulsion des personnes présentes et des dommages aux installations.
Dans un communiqué signé par son secrétaire national António Patrocínio Barbosa da Silva, le parti indique que sa Sede Nacional a été « illégalement envahie par des groupes de miliciens lourdement armés », entraînant « l’expulsion de toutes les personnes présentes, le forçage des portes de plusieurs bureaux et des atteintes aux installations ».
Le PAIGC, partie intégrante de la coalition Terra-Ranka qui a soutenu le candidat indépendant Fernando Dias da Costa lors des élections du 23 novembre, qualifie cet acte de « violation manifeste des principes de l’État de droit, portant atteinte à l’ordre constitutionnel et aux institutions démocratiques ».
Le parti souligne également que « la destruction et l’occupation des installations d’un parti légalement constitué engendrent une responsabilité civile, pénale et politique pour les auteurs ».
Le PAIGC précise qu’il « ne participe pas au processus électoral actuel » et suggère que l’invasion pourrait relever d’une mise en scène visant à lier le parti à du matériel de guerre.
Le document, publié sur le compte Facebook de Domingos Simões Pereira, chef du PAIGC, ne précise pas le sort de ce dernier. Arrêté lors du coup d’État du 26 novembre mené par le général Horta N’Tam, il avait été annoncé libéré vendredi, information démentie par ses proches.
La Cédéao, dans le communiqué final de son sommet des chefs d’État jeudi, a demandé la libération de tous les détenus. L’ex-président Umaro Sissoco Embaló, également détenu, a été libéré et exfiltré vers Dakar avec l’aide des autorités sénégalaises.
Le PAIGC formule plusieurs demandes, dont « la restitution immédiate du siège national, le rétablissement des conditions de sécurité et l’ouverture d’une enquête indépendante ». Le parti insiste également sur le respect des règles démocratiques et de l’ordre constitutionnel, en appelant « la communauté nationale et internationale, les institutions de justice et les partenaires de la Guinée-Bissau » à veiller à leur application.
APA