Des hommes de l’armée en Guinée-Bissau ont attaqué samedi 29 novembre les sièges du Parti Africain de l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC) et le siège de Fernando Dias, qui s’est réfugié quelque part et introuvable. Si l’on en croit RFI, les militaires ont chassé tous les occupants de ces sièges procédant même à des jets de grenades lacrymogènes pour tenter de disperser les gens. Ces sièges ont été saccagés par des militaires en cagoules qui faisaient même usage de grenades lacrymogènes pour détruire ces endroits et chasser les occupants l’opposition.
Un membre du Paigc aurait même déclaré au reporter du media français que les putschistes vont tenter d’introduire des éléments compromettants pour étayer leurs arguments de coup d’état. Il faut dire que l’opposant qui ne fait pas partie des élections reste toujours détenu par les militaires.
Le président de la ligue des droits de l’homme, Boubacar Touré, selon RFI, indique que les jeunes tentant de manifester, ont été enlevés et l’on ne connait pas le sort qui leur est réservé. La question que l’on se pose, pourquoi ne pas attaquer le siège de l’ancien président Embalo? Encore, pourquoi, le libérer alors que le coup d’état était fait contre lui?
La situation est donc à la cacophonie dans ce pays lusophone à proximité au seul du Sénégal. Pour l’instant les activités économiques en Guinée Bissau ont repris avec toujours l’incertitude dans cette situation que vit ce pays, l’un des plus pauvres de la planète.
Il faut noter que la délégation de la Cedeao qui devrait se rendre samedi 29 novembre à Bissau a reporté à lundi 1er décembre, selon des sources diplomatiques. Cette délégation sera conduite par le président sénégalais, Bassirou Diomaye Diakhar Faye pour discuter avec les militaires putshistes en vie de trouver une issue au processus électoral.
Il faut dire que l’Union Africaine a déjà pris des sanctions contre la Guinée-Bissau, le suspendant de toutes ses instances. De même que la Cedeao, même si cette dernière va tenter par la voie diplomatique de négocier avec les militaires au pouvoirs.