Le magistrat Moustapha Ka a été nommé jeudi 27 novembre par le président de la République comme nouveau président de l’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC) et Birahim Seck de la société civile est nommé vice-président. Le décret en date du 27 novembre 2025 et signé du président de la République, a listé la nomination des 12 membres de l’Ofnac. M. Ka remplace ainsi l’autre magistrat, Serigne Bassirou Guèye au poste de la structure de lutte contre la corruption.
Ainsi pour la première fois, la nomination des douze membres a été faite suivant un processus d’appel à candidatures ouvert au public et concurrentiel, à en croire le communiqué.
L’Ofnac réorganisée en 2025, stipule que les membres sont nommés par décret, à l’issue d’une procédure d’appel à candidatures dont les modalités sont fixées par un arrêté du ministre de la Justice. L’appel à candidatures a été publié le 6 octobre 2025 par le comité de sélection créé par arrêté numéro 032697 du 2 octobre 2025 du ministre de la Justice.
Selon le communiqué, « cette démarche nouvelle, fondée sur les principes d‘intégrité, de mérite, et de transparence, a suscité un large intérêt, totalisant 233 candidatures, provenant de profils divers, qualifiés et représentatifs des segments clefs de la société ».
« Le comité de sélection, après une analyse rigoureuse des dossiers reçus et des auditions des candidats, a transmis au président de la République une liste de personnalités présentant les compétences, l’expérience et les garanties éthiques requises pour assurer efficacement la mission de lutte contre la corruption », relève-t-il.
12 membres de l’OFNAC :Moustapha Ka, magistrat, président; Birahim Seck, membre de la société civile, vice-président; Khadidiatou Ba, experte en suivi-évaluation; Samba Barry, membre de la société civile; Ibrahima Fall, administrateur civil; Mafal Fall, magistrat; Mademba Gueye, magistrat; Abdou Aziz Daba Kébé, Professeur agrégé des facultés de droit; Babacar Niang, professeur agrégé des facultés de droit; Birane Niang, magistrat; Mohamed Bachir Niang, professeur agrégé des facultés de droit; Charles Didier Gane Ngathy Senghor, magistrat.